الاثنين، 16 سبتمبر 2019

Colombine

Columbina (in Italian Colombina,[1] meaning "little dove"; in French and English Colombine) is a stock character in the Commedia dell'Arte.[2] She is Harlequin's mistress,[2] a comic servant playing the tricky slave type, and wife of Pierrot. Rudlin and Crick use the Italian spelling Colombina in Commedia dell'arte: A Handbook for Troupes.[3]

The role of the female servant was originally that of an entr'acte dancer.[4] Women were not allowed to be part of the story that was being played out on stage, but they were allowed to have a dance in-between the action. Eventually these women became the buxom and gossipy servants of characters that were already allowed on stage. Eventually they became the counterparts to the Zanni characters.[4][5][6] She was very down to earth and could always see the situation for what it actually was. She was very infrequently without something to say to or about someone.[7]

She is dressed in a ragged and patched dress, appropriate to a master of the arts. These characters were usually played unmasked, but with bonnets.[6] She was also known to wear heavy makeup around her eyes[8] and carry a tambourine,[9] which she could use to fend off the amorous advances of Pantalone. There is record of Columbine using numerous disguises to trick Harlequin. Where most other characters are content with one disguise, Gheraldi's Colombine has several different disguises to confuse Harlequin and to keep the audience on their toes.[10]

She was often the only functional intellect on the stage.[6][11] Columbine aided her mistress, the innamorata, to gain the affections of her one true love. She is sometimes the lover of Harlequin, but not always.[12] She may be a flirtatious and impudent character, indeed a soubrette.

In the verismo opera Pagliacci by Ruggero Leoncavallo, the head of the troupe's wife, Nedda, playing as Colombine, cheats on her husband, Canio, playing as Pagliaccio, both onstage with Harlequin and offstage with Silvio.
Although Colombine is one name associated with the female servant character archetype, other names under which the same character is played in Commedia dell'arte performances include Franceschina, Smeraldina, Oliva, Nespola, Spinetta Ricciolina, and Corallina Diamantina.[4][7][13] Colombina became the most common name used to describe the sobretta character, especially as Colombine in France and in England.[5]

One of the actresses who made this character famous was Silvia Roncagli, the first woman recorded doing a seretta role named Francheschina in about 1570.[14] Caterina Biancolelli was one of the most famous serettas whose name was Colombina.[6] She played the part about 1683.[15]

There is record of the French playwright Molière having attended many performances of the comédie italienne, or commedia dell'arte. He is even referenced in a performance by Angelo Costantini of his show Une Vie de Scaramouche, which refers to the writer and poet.[9] This might suggest that the servant character in many of Molière's plays, such as Dorine in his play Tartuffe, might be based on this particular character archetype from the commedia dell'arte.

Ligue des champions

La Ligue des champions de l'UEFA (UEFA Champions League), parfois abrégée en C1 et anciennement dénommée Coupe des clubs champions européens (de sa création en 1955 jusqu'en 1992), est une compétition annuelle de football organisée par l'Union des associations européennes de football (UEFA) et regroupant les meilleurs clubs du continent européen1. C'est la compétition interclubs de football la plus prestigieuse d'Europe devant la Ligue Europa.

Le vainqueur de la compétition est automatiquement qualifié pour l'édition suivante. Il participe également à la Supercoupe de l'UEFA ainsi qu'à la Coupe du monde des clubs de la FIFA.

Le Real Madrid est le club le plus titré dans l'histoire de la compétition avec treize victoires
Création de la compétition
L'idée d'une coupe d'Europe interclubs est née dans l'esprit de journalistes parisiens ; les chocs Wolverhampton Wanderers - Honvéd Budapest puis Wolverhampton Wanderers - Spartak Moscou de décembre 1954 achèvent de les convaincre3. En effet, après les victoires des Wolves, le Daily Mail proclame le club « champion du monde des clubs ». Gabriel Hanot réplique dans L'Équipe en lançant un appel à la fondation d'une coupe d'Europe : une série d'articles du quotidien sportif parisien explique des semaines durant les avantages d'une telle épreuve, et les premières réactions sont plutôt positives4. Dès le 16 décembre 1954, Jacques de Ryswick signe un article présentant le « projet de coupe d'Europe interclubs ». Devant les réactions positives de l'Europe entière, L'Équipe rédige le 25 janvier 1955 un avant-projet de règlement signé par Jacques Ferran. Le 3 février 1955, le quotidien publie la liste des clubs invités à disputer la première édition de l'épreuve, et durant le mois de février, les clubs confirment leur participation3. Le 26 février 1955, la FIFA contacte L'Équipe pour lui confirmer que ses statuts n'empêchent pas l'organisation d'une telle compétition : « L'organisation d'un pareil tournoi n'est pas subordonnée à l'autorisation préalable de la FIFA, dont les statuts (art. 38) ne visent que les compétitions entre équipes représentatives nationales »5. L'UEFA vient à peine d'émerger des limbes, et ses statuts sont quasi vierges. Le 1er mars, le comité exécutif de l'UEFA se déclare inapte à assurer correctement l'organisation d'une telle épreuve et laisse à chaque fédération le libre choix d'accepter ou pas de prendre part à cette épreuve. On se retrousse alors les manches à L'Équipe en s'occupant d'aller démarcher les fédérations. La FFF se laisse finalement convaincre malgré la délicate question de surcharge du calendrier. Chaque fédération doit désigner son représentant et la plupart d'entre elles ne désignent pas le champion en titre mais font un choix par popularité du club à condition que celui-ci ait déjà remporté le championnat national au moins une fois6,7. Les 2 et 3 avril, L'Équipe réunit les dirigeants des clubs participants à Paris pour définir les dates de la compétition et leur faire approuver le règlement7.

Revirement de situation le 8 mai, alors que tout est bouclé avec seize clubs partants (la désignation arbitraire des huitièmes de finale a même déjà eu lieu8). La FIFA sent le danger de laisser à des intervenants extérieurs la prise en main de compétitions et pousse finalement l'UEFA à prendre en charge l'organisation de l'épreuve3. La FIFA interdit même l'utilisation du mot « Europe » dans le nom de l'épreuve désirant réserver ce terme aux compétitions entre équipes nationales3. L'UEFA et la FIFA font le maximum pour décider les Anglais à participer mais la FA reste inflexible : c'est non ! Le Chelsea FC était pourtant partant9; mais son forfait est rendu officiel le 26 juillet 19553.

La Coupe des clubs champions européens (1955-1991)
La Coupe des clubs champions européens (CCC) connaît un immense succès dès sa première édition (mais elle porte un coup fatal aux matchs amicaux de prestige qui agrémentaient jadis les milieux de semaine10). Elle se joue alors en matchs aller-retour à l'exception de la finale.

Après deux éditions de cette compétition, la Coupe Latine qui voyait s'affronter les champions d'Espagne, d'Italie, de France et du Portugal prit beaucoup moins d'importance et fut finalement dissoute. En 1960, l'UEFA et la CONMEBOL créent la Coupe intercontinentale qui voit s'opposer le vainqueur de la Coupe des clubs champions européens face à celui de la Copa Libertadores et où le gagnant se voit considérer comme le « meilleur club du monde ».

Avec la mise en place de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de football en 1960 puis de la Coupe UEFA en 1971, elle est alors parfois abrégée en C1, en référence au classement des trois compétitions européennes qui se déroulent à cette époque.

La première édition (1955-1956)
La première édition de la Coupe d'Europe des clubs champions européens voit s'opposer seize grands clubs du continent et parmi eux sept étaient les champions en titre de leur propre pays. Le premier match se tient le 4 septembre 1955, à Lisbonne devant 30 000 spectateurs : le Sporting Portugal et les Yougoslaves du Partizan Belgrade y font match nul 3-3, João Baptista Martins inscrit le premier but de la compétition à la 14e minute. À la suite de la faible affluence des supporteurs du Stade de Reims lors du match face aux Danois du AGF Århus en huitième de finale (6 500 spectateurs), le président du club champenois décide de jouer les matchs suivants au Parc des Princes3. Un choix payant puisque plus de 35 000 personnes assistent aux victoires de Reims lors des matchs allers du quart et de la demi-finale3. Le Stade de Reims, emmené par son milieu offensif Raymond Kopa, accède à la finale le 18 avril 1956 en éliminant le Hibernian FC (score cumulé : 3-0). Le Real Madrid s'impose en demi-finale contre l'AC Milan du redoutable Gunnar Nordahl malgré une défaite 2-1 à San Siro (score cumulé : 5-4)11. La finale se déroule sur un match unique à Paris le 13 juin 1956 ; mené 2-0 puis 3-2 par le Stade de Reims, le Real Madrid finit par s'imposer 4-3 à la suite d'une égalisation de Marquitos et un dernier but d'Héctor Rial11.

Le spectacle est donc bien au rendez-vous et les clubs participants engrangent de larges bénéfices, Jacques Ferran indique dans son journal : « si Reims parvenait en finale, son bénéfice serait de 20 millions »3. La Coupe d'Europe des clubs champions augmente aussi les ventes de L'Équipe par rapport à l'année précédente de 7,5 % en décembre 1955, de 30,05 % en avril 1956 pour la demi-finale de Reims et de 12,5 % lors de la semaine de la finale3.

Le règne sans partage du Real Madrid (1956-1960)
À la suite du succès de la première édition, l'UEFA décide de s'investir davantage dans la compétition et exige que chaque fédération envoie leur champion. Le Real Madrid, bien que n'étant pas le champion d'Espagne, a quand même pu participer en tant que tenant du titre. Cinq nouvelles nations se joignent à la compétition, y compris les Anglais avec Manchester United12. Avec 22 équipes partantes, un tour préliminaire est mis en place et un tirage au sort désigne les 12 clubs qui y participent, les autres clubs rejoignent le Real Madrid en huitièmes de finale.

La finale oppose le Real Madrid aux Italiens de l'AC Fiorentina, le 30 mai 1957, au Stade Santiago Bernabéu devant plus de 120 000 personnes13. Les Madrilènes s'imposent 2-0 après un penalty inscrit par Alfredo Di Stéfano et une réalisation de Francisco Gento12. Le trophée est remis au capitaine Miguel Muñoz par le général Franco12. Le Real Madrid remporte également les trois éditions suivantes: en 1958 contre l'AC Milan, en 1959 de nouveau contre le Stade de Reims et en 1960 contre l'Eintracht Francfort, au terme d'une finale prolifique (7 buts à 3) dans laquelle Ferenc Puskás signe un quadruplé et Alfredo Di Stéfano un triplé.

Les Latins au pouvoir (1960-1966)
La domination du Real Madrid prend fin en 1961, cette année-là le Benfica Lisbonne joue sa première finale contre le FC Barcelone au Stade du Wankdorf en Suisse. Emmené par son capitaine et avant-centre José Águas (qui finira meilleur réalisateur de la compétition avec 11 buts) et par son meneur de jeu Mário Coluna, les Portugais s'imposent 3 buts à 2.

La saison suivante, le Benfica Lisbonne joue sa deuxième finale contre l'ogre de la compétition, le Real Madrid et ses stars Ferenc Puskás, Alfredo Di Stéfano et Francisco Gento. Cette finale qui a lieu au Stade olympique d'Amsterdam permet l'éclosion d'un tout jeune joueur qui inscrit un doublé, Eusébio, et voit le Benfica Lisbonne s'imposer sur le score de 5 buts à 3. En 1963, le Benfica Lisbonne atteint sa troisième finale consécutive. Malgré un but d'Eusébio, les Portugais s'inclineront 2 buts à 1 face à l'AC Milan. Puis en 1964, c'est l'autre club de Milan, l'Inter Milan, qui bat le Real Madrid 3 buts à 1 et remporte le trophée. En 1965, le Benfica Lisbonne joue sa quatrième finale en cinq éditions contre l'Inter Milan qui remporte la finale pour la deuxième fois de suite sur le score de 1 but à 0. Enfin, en 1966, le Real Madrid revient au premier plan et remporte sa sixième C1 (et également la sixième pour Francisco Gento, un record) face au surprenant Partizan Belgrade (2-1).

Le réveil anglo-saxon (1966-1969)
La première équipe non latine à remporter le trophée est le Celtic Glasgow, en 1967. Les Écossais battent en finale l'Inter Milan 2 buts à 1. Manchester United lui succède l'année suivante en disposant également en finale d'un ancien double vainqueur de la décennie, le Benfica Lisbonne, sur le score de 4 buts à 1 après prolongation. Le deuxième succès de l'AC Milan, en 1969 est un peu le chant du cygne des équipes latines : vainqueurs de douze des quatorze premières éditions, il faudra attendre seize ans avant que l'une d'entre elles (la Juventus) n'inscrive de nouveau son nom au palmarès. Le finaliste malheureux de cette édition, l'Ajax Amsterdam, préfigure la domination néerlandaise à venir...

La période néerlandaise (1969-1973)
La victoire du Feyenoord Rotterdam face au Celtic Glasgow en 1970 est suivie d'un triplé de l'Ajax Amsterdam. En 1971, l'équipe entrainée par Rinus Michels — qui prône un « football total » assez révolutionnaire — s'impose contre les surprenants Grecs du Panathinaïkos 2 buts à 0. Le départ de Rinus Michels n'empêchera pas les Amstellodamois de conserver leur trophée l'année suivante, en battant l'Inter Milan grâce à un doublé de Johan Cruijff. Puis en 1973, face à la Juventus, 1 but à 0. Cependant cette domination européenne s'arrête avec le départ ou la fin de carrière de ses joueurs-cadres.

Triplé du Bayern Munich (1973-1976)
Le triplé de l'Ajax Amsterdam est suivi d'un autre triplé, celui du Bayern Munich de Franz Beckenbauer, Gerd Müller et Sepp Maier, qui forme alors l'ossature de l'équipe nationale de RFA, championne d'Europe en 1972 et du monde en 1974.

Le premier sacre des Bavarois en 1974 a d'ailleurs failli ne pas avoir lieu, le Bayern n'égalisant qu'à l'ultime minute des prolongations lors de la finale contre l'Atlético Madrid. La règle des tirs au but n'étant pas encore instaurée, la finale est rejouée le surlendemain (ce sera le seul cas dans l'histoire de la compétition) et le Bayern Munich s'impose largement 4 buts à 0. Il s'impose de nouveau en 1975 contre Leeds United. Les exactions des supporteurs anglais lors de cette finale au Parc des Princes vaudront trois ans de suspension européenne au club anglais. Les Allemands conserveront une nouvelle fois leur trophée en 1976, en battant l'AS Saint-Étienne 1 but à 0.

La domination anglaise (1976-1985)
Déjà vainqueur l'année précédente de la coupe UEFA, le Liverpool FC bat en finale en 1977 les Allemands du Borussia Mönchengladbach sur le score de 3 buts à 1. Les Reds conservent leur trophée en 1978 face aux Belges du FC Bruges ; mais, contrairement à ses deux prédécesseurs, ne réussissent pas la passe de trois : ils sont éliminés dès le premier tour de l'édition 1978-1979 par un autre club anglais, Nottingham Forest. Promu de D2 l'année précédente, le surprenant champion anglais va jusqu'au bout et est sacré face à Malmö FF (1-0). Les hommes de Brian Clough conservent également leur titre européen en 1980 face au Hambourg SV. le club entre ainsi dans l'histoire comme étant le seul à avoir été plus de fois champion d'Europe que champion national. En 1981, le Liverpool FC récupère son bien en disposant du Real Madrid en finale. Puis c'est une autre équipe anglaise, Aston Villa, qui lui succède l'année suivante en battant le Bayern Munich. La série de six victoires consécutives des clubs anglais (un record) est brièvement interrompue par le sacre du Hambourg SV en 1983 aux dépens de la Juventus. Cependant, c'est le Liverpool FC qui s'impose de nouveau en 1984 contre l'AS Rome, qui devient à l'occasion le premier club à être battu en finale sur son terrain. Cette finale est également la première qui se joue aux tirs au but et la série est marquée par la performance du gardien des Reds, Bruce Grobbelaar.

Le Liverpool FC est de nouveau finaliste l'année suivante face à la Juventus, mais la domination anglaise est stoppée nette par le drame du Heysel où 39 spectateurs, la plupart italiens, trouvent la mort dans une bousculade avant le coup d'envoi de la finale. La victoire de la Juventus (1 but à 0 sur un penalty de Michel Platini) passe presque inaperçue : la remise de la coupe se faisant rapidement dans les vestiaires, sans cérémonial. À la suite de ce qui est le paroxysme des débordements des supporteurs anglais lors de leurs déplacements sur le continent, l'UEFA exclut tous les clubs anglais des coupes européennes pour cinq ans, et le Liverpool FC pour une durée indéterminée.

L'après-Heysel (1985-1992)
Aucun pays ne profitera durablement du bannissement des clubs anglais. Les vainqueurs des trois éditions suivantes sont inédits : en 1986, le Steaua Bucarest devient le premier club de l'Est à l'emporter en battant à la surprise générale le FC Barcelone aux tirs au but (lors d'une séance où le gardien roumain Helmuth Duckadam repousse les quatre tentatives catalanes) ; lui succède le FC Porto en 1987 et le PSV Eindhoven en 1988. Un seul ancien vainqueur s'imposera durant cette période : emmené par son trio néerlandais Gullit-van Basten-Rijkaard, l'AC Milan d'Arrigo Sacchi signe un doublé en 1989 et 1990. Le dernier vainqueur de la formule par élimination directe sera lui aussi inédit : l'Étoile rouge de Belgrade remporte la coupe en 1991 en battant l'Olympique de Marseille aux tirs au but.

L'année suivante est une édition de transition : la coupe change de formule et voit l'introduction d'une phase de poules après les huitièmes de finale (deux poules de quatre équipes pour les huit équipes restantes, en lieu et place des quarts de finale et demi-finales, les vainqueurs de poules s'affrontant directement en finale). Cette dernière édition sous l'appellation Coupe des clubs champions européens, voit le premier sacre du FC Barcelone qui s'impose face à l'UC Sampdoria après prolongation (1-0). Cette finale du club génois ouvre une série record de sept finales consécutives d'un représentant italien (pour deux victoires seulement).

La Ligue des champions (depuis 1992)
En 1992, la coupe est rebaptisée « Ligue des champions ». Depuis lors son format fut régulièrement modifié : la phase de groupes à huit équipes apparut en 1992 puis fut élargie à seize en 1994, vingt-quatre en 1997 et trente-deux en 1999. Cette phase de groupes à trente-deux qualifiait pour une seconde phase de groupes à seize jusqu'en 2003. Depuis, elle a été remplacée par des huitièmes de finale à plus grand enjeu.

Historiquement, la compétition prenait le format d'une coupe où seuls les champions et le tenant du titre participaient. Cependant, depuis 1997, les vice-champions nationaux des meilleurs pays peuvent y participer, suivis des troisièmes et quatrièmes depuis 1999.

Les premières éditions et l'arrêt Bosman (1992-1997)
La première édition sous ce nouveau format voit le premier sacre d'un club français, l'Olympique de Marseille, qui bat en finale le 26 Mai 1993 l'AC Milan 1-0 sur une tête de Basile Boli juste avant la mi-temps. En 1994, l'AC Milan prend sa revanche et surclasse 4-0 le FC Barcelone de Johan Cruyff, pourtant grand favori. L'année suivante, alors qu'une phase de poules à 16 équipes est instaurée, l'AC Milan défend son titre mais s'incline en finale face à l'Ajax Amsterdam 1-0 (qui remporte le dernier titre d'un club néerlandais en Ligue des champions à ce jour). En 1996, l'Ajax Amsterdam est encore finaliste face à une autre équipe italienne, la Juventus, qui s'impose aux tirs au but et remporte le trophée pour la seconde fois.

Puis l'arrêt Bosman changera la donne, puisque depuis (hormis lors de l'édition 2003-2004), aucune équipe ne faisant pas partie des quatre grands championnats européens (Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie) ne réussira à atteindre la finale. En 1997, pour la troisième année consécutive, le tenant du titre se retrouve en finale et s'incline. En effet, cette année là, le Borussia Dortmund remporte son premier titre en battant la Juventus — pourtant favorite — sur le score de 3 à 1.

Le retour du Real (1997-2003)
En 1997-1998, 24 équipes prennent part à la compétition, les deuxièmes des huit grands championnats étant autorisés à participer pour la première fois. Cette saison-là, la Juventus atteint la finale pour la troisième année consécutive mais s'incline face au Real Madrid sur le score de 1-0. C'est le retour sur le devant de la scène du club madrilène qui remporte son septième trophée, trente-deux ans après son dernier sacre. En 1999, une autre équipe met fin à une longue disette (trente-et-un ans) : en finale, Manchester United — mené au score dès le début du match — inscrit deux buts dans les arrêts de jeu pour renverser le Bayern Munich (2-1). Il s'agit du premier sacre d'un club anglais depuis le drame du Heysel en 1985. Le club d'Alex Ferguson remporte également le championnat et la coupe d'Angleterre, s'offrant un triplé historique.

En 1999-2000, 32 équipes participent à l'épreuve, cette fois les troisièmes et quatrièmes des grands championnats intègrent la compétition qui se présente sous un format à deux phases de groupes. Le Real Madrid confirme son retour au premier plan en gagnant la compétition pour la huitième fois. Emmené par Raúl et Redondo, il défait le Valence CF sur le score de 3-0 à l'occasion de la première finale entre deux équipes d'un même pays. L'année suivante, le Bayern Munich efface le traumatisme de 1999 en venant à bout du Valence CF (finaliste malheureux pour la seconde fois consécutive) aux tirs au but (1-1 ap, 5-4), grâce notamment à une grande performance de son gardien Oliver Kahn. Puis en 2002, le Real Madrid avec ses « Galactiques » remporte son troisième titre en cinq ans en dominant le Bayer Leverkusen 2 buts à 1. En 2003, la finale oppose de nouveau deux clubs d'un même pays avec une affiche entre l'AC Milan et la Juventus (tombeuse du Real Madrid en demi-finale, 3-4). Le match, très fermé, se maintient à 0-0 après la prolongation. Les Milanais l'emportent finalement 3-2 aux tirs au but et glanent leur sixième trophée.

La surprise Porto (2003-2004)
Lors de l'édition 2003-2004 un nouveau changement de formule s'opère, la deuxième phase de groupes est remplacée par des huitièmes de finale. Ce format plus propice aux surprises et aux incertitudes permet d'assister à l'une des finales les plus surprenantes de cette période, opposant les Portugais du FC Porto aux Français de l'AS Monaco. Au terme d'un match à sens unique, les hommes de José Mourinho surclassent ceux de Didier Deschamps, vite privés de leur meneur de jeu Ludovic Giuly sur blessure, sur le score de 3-0. Les éliminations précoces des vainqueurs des dernières éditions (le Bayern Munich, Manchester United et la Juventus en huitièmes de finale, le Real Madrid et l'AC Milan en quarts de finale) marquent cette édition, notamment celle des « Galactiques » du Real Madrid face à l'AS Monaco (4-2, 1-3).

Le miracle d'Istanbul (2004-2005)
Pour sa cinquantième édition, la compétition se conclut par la plus folle finale de l'épreuve. En effet, le 25 mai 2005 au stade olympique Atatürk, le Liverpool FC remporte le cinquième titre de son histoire face à l'AC Milan au terme d'un incroyable renversement de situation. Menés 3-0 à la mi-temps, les Reds inscrivent trois buts en six minutes avant l'heure de jeu, avant de résister aux nombreux assauts milanais pendant soixante minutes et de triompher aux tirs au but par 3 buts à 2.

Une domination espagnole (2006-2018)
Dans les douze années qui suivent, deux clubs se démarquent du reste : le FC Barcelone qui parvient à se qualifier pour les demi-finales à huit reprises et remporte quatre fois le trophée14 et le Real Madrid qui se qualifie pour les demi-finales huit fois consécutivement (un record) et remporte quatre fois le trophée.

Dès 2006, le FC Barcelone bat le Arsenal FC en finale. En 2007, le Liverpool FC et l'AC Milan se retrouvent pour un nouveau face à face mais cette fois c'est le club italien qui l'emporte (2 buts à 1) permettant à son capitaine emblématique Paolo Maldini de soulever son cinquième trophée. L'année suivante voit une première finale 100 % britannique avec la victoire de Manchester United sur le Chelsea FC. Les Red Devils et leur star Cristiano Ronaldo accèdent de nouveau en finale l'édition suivante mais se heurtent au FC Barcelone de Lionel Messi qui marque le but du 2 à 0. Champion d'Italie depuis 5 ans, l'Inter Milan est de nouveau vainqueur de la C1 en 2010 (quarante-cinq ans après son dernier succès dans cette compétition) en battant le Bayern de Munich 2 buts à 0. Puis en 2011 on assiste à un remake de la finale de 2009, qui voit de nouveau un succès du club catalan face aux mancuniens (3 buts à 1). En 2012, neuf ans après le rachat du Chelsea FC par le milliardaire russe Roman Abramovitch qui marqua une nouvelle ère pour le club, les Blues décrochent enfin la C1 en battant le Bayern de Munich chez eux à l'Allianz Arena. C'est la cinquième défaite en finale du club allemand qui ouvre pourtant le score à la 83e minute mais les Anglais égalisent deux minutes avant la fin du temps règlementaire puis gagnent le match 4 tirs au but à 3. Les Bavarois se rattrapent l'année suivante en remportant leur cinquième trophée face au Borussia Dortmund 2 buts à 1 (première finale 100 % allemande). L'édition 2013-2014 voit la première finale qui oppose deux clubs d'une même ville : le Real Madrid et l'Atletico Madrid. Ce dernier ouvre le score à la 36e minute mais les Merengues égalisent d'une tête de Sergio Ramos dans les arrêts de jeux (90+3). Le Real gagne finalement 4 buts à 1 en prolongation. C'est la dixième victoire tant attendue du club de la capitale espagnole dans la compétition. L'année suivante voit le retour au premier plan du FC Barcelone, avec en face la Juventus qui revient douze ans après sa dernière finale. Menant au score dès le début, le Barça l'emporte finalement 3-1 pour la cinquième victoire de son histoire.

Triplé du Real Madrid (2016-2018)
En 2016, deux ans après sa Décima face à son grand rival madrilène, le Real Madrid — entraîné cette fois par Zinédine Zidane — l'emporte une nouvelle fois au détriment de l'Atlético Madrid de Diego Simeone. Dos à dos (1-1) à l'issue du temps règlementaire, la finale se joue finalement aux tirs au but et les Merengues l'emportent 5 tirs au but à 3. Toujours en grande forme, le Real Madrid se retrouve de nouveau en finale en 2017 face à la Juventus, finaliste malheureux deux ans plus tôt. Les Madrilènes s'imposent 4 buts à 1 grâce notamment à un doublé de Cristiano Ronaldo, devenant ainsi la première équipe à remporter la compétition deux années consécutives depuis le passage au format Ligue des champions. L'année suivante, le Real Madrid gagne une nouvelle fois la compétition en battant 3-1 le Liverpool FC de Jürgen Klopp et réalise ainsi le triplé (ce qui n'était plus arrivé depuis celui du Bayern Munich de 1974 à 1976). Zinédine Zidane devient par ailleurs le premier entraîneur à remporter trois fois de suite cette compétition15.

Finale 100 % anglaise (2018-2019)
En 2019, quatorze ans après le dernier titre acquis face à l'AC Milan lors du « miracle d'Istanbul », Liverpool remporte la compétition face à Tottenham (qui jouait sa première finale dans la compétition) dans une finale 100 % anglaise (la deuxième de l'histoire après celle de 2008 ayant vu la victoire de Manchester United sur Chelsea). Les hommes de Jürgen Klopp gagnent ainsi le sixième titre du club du nord de l'Angleterre. Cette édition voit notamment l'élimination surprise du Real Madrid, triple vainqueur et tenant du titre, dès les huitièmes de finale par l'Ajax Amsterdam.

Autour de la compétition
Trophée
Le trophée était initialement remis pour une année au club vainqueur, qui devait le rendre deux mois avant la finale suivante. En 1966, le Real Madrid remporta une sixième fois la coupe et l'UEFA décida d'en faire don définitivement au club. Le nouveau trophée mis en jeu la saison suivante prit la forme qu'on lui connaît aujourd'hui, celle de « la coupe aux grandes oreilles »16. Dès lors, tout club qui remportait la compétition trois fois de suite ou cinq fois au total se voyait décerner définitivement l'édition actuelle du trophée original. Alors le club reprenait le cycle à zéro et un nouveau trophée était fabriqué.

Ainsi cinq clubs ont conservé un trophée original, répartis comme suit :

Real Madrid, propriétaire du premier trophée (1956-1966) ;
Ajax Amsterdam, propriétaire du deuxième trophée (1971-1973) ;
Bayern Munich, propriétaire du troisième trophée (1974-1976) ;
AC Milan, propriétaire du quatrième trophée (1963-1994) ;
Liverpool FC, propriétaire du cinquième trophée (1977-2005).
Cependant, depuis 2009, la règlementation prévoit (dans les mêmes conditions d'obtention) une distinction spéciale au lieu de la remise du trophée original. Celle-ci prend la forme d'un badge, porté par les joueurs pendant les matchs de Ligue des Champions, qui mentionne le nombre de victoires totales de la compétition par le club. Le trophée original, qui peut être par exemple vu lors de la finale de la compétition, est lui conservé par l'UEFA tandis qu'une réplique à l'identique de celui-ci est remise au club vainqueur17.

Logo
Le logo de la Ligue des champions, connu sous le nom de Starball, apparait en même temps que l'hymne lors de l'édition 1992-1993. Il est composé de huit étoiles noires formant un ballon, représentants les huit clubs qui sont alors présents lors de la phase de groupes18.

Hymne officiel
L'hymne de la Ligue des champions de l'UEFA est commandé par l'UEFA en 1992 au compositeur Tony Britten. C'est un arrangement de l'hymne Zadok the Priest composé par Georg Friedrich Haendel en 1727 pour le couronnement du roi de Grande-Bretagne George II. Il est interprété par le Royal Philharmonic Orchestra et par les chœurs de l'Academy of St Martin in the Fields. Les paroles, qui évoquent le fait que la compétition regroupe « les meilleures équipes », sont déclamées dans les trois langues officielles de l'UEFA, à savoir l'anglais, le français et l'allemand19.

Le refrain de l'hymne est joué avant chaque match de Ligue des champions, ainsi qu'au début et à la fin des retransmissions télévisées des matchs. L'hymne complet dure trois minutes, et comprend deux courts couplets et le refrain. L'hymne est un symbole fort de la Ligue des champions : une enquête au début des années 2000 a montré qu'il est plus identifié par les supporters à la compétition que le logo ou même le nom20.

Depuis l'édition 2008-2009 (excepté en 2013), l'hymne de la finale est interprété en live par un ou plusieurs artistes.

Aspects financiers
Les revenus générés par la Ligue des champions, comme les droits de diffusion télévisuelle ou les ventes de billets, sont gérés de façon centralisée par l'UEFA21.

Une grande partie de ces recettes sont redistribuées aux clubs qui ont participé à la compétition : une partie est utilisée pour couvrir les frais d’organisation de la compétition et le reste revient à l’UEFA.
La redistribution des recettes aux clubs est répartie comme suit :

Les trente-deux clubs participant à la phase de groupe perçoivent une part fixe dite « prime de participation », une part variable indexée sur les résultats sportifs dans la compétition, une part basée sur les performances du club (Classement par coefficient) et une part appelées « market pool » liée aux droits télévisuels obtenus dans chaque pays qui prend en compte la valeur proportionnelle de leur marché télévisuel national.
Les barragistes éliminés reçoivent une quote-part fixe.
Les clubs éliminés dans la phase de qualification bénéficient du « versements de solidarité ».
Pour tous les clubs participants, les revenus des ventes de billets sont centralisés puis réaffectés aux clubs jouant à domicile (lors de la finale, qui est le seul match disputé sur terrain neutre, les deux finalistes reçoivent une part égale de la vente de billets)
Format
Le nombre de clubs qualifiés par fédération ainsi que leur point d'entrée dans la compétition sont déterminés par les coefficients UEFA. Les meilleures associations peuvent avoir au maximum quatre clubs en Ligue des champions alors que pour les associations les plus faibles, seul le champion peut prendre part à la compétition. Lors des tirages au sort des matchs des tours préliminaires et de la phase de groupes, l'UEFA prend garde à ce que deux clubs d'une même association ne se rencontrent pas. Le tenant du titre est lui automatiquement qualifié, il en va de même pour le vainqueur de la Ligue Europa (si l'association a moins de quatre places qualificatives en Ligue des champions, elle en reçoit une de plus)17.

À l'exception de la finale, toutes les rencontres ont lieu le mardi et le mercredi (si le match aller a lieu le mardi, le match retour a lieu le mercredi et vice versa). Pour les rencontres aller-retour à élimination directe, l'équipe ayant cumulé le plus de buts pour elle l'emporte. En cas d'égalité, la règle des buts marqués à l'extérieur s'applique ; et si elle ne donne rien le match retour est augmenté d'une prolongation ; et, si aucun nouveau but n'y est inscrit, d'une séance de tirs au but.

À partir de 2018, la formule de la Ligue des champions de l'UEFA se présente ainsi 17:

Un tour préliminaire, sous forme d'un tournoi de 4 champions nationaux se jouant dans un même stade. Après des demi-finales et une finale, le club vainqueur de ce tournoi se qualifie pour la phase de qualification tandis que les trois éliminés disputent la Ligue Europa.
Quatre tours de qualification, dont le dernier est dit de barrage. Les clubs sont séparés en deux séries de qualifications, l'une pour les champions nationaux et l'autre pour onze non-champions. Quatre équipes de la Voie des Champions et deux clubs de la Voie de la Ligue se qualifient pour la phase de groupes. Les clubs éliminés pendant ces tours de qualification sont tous reversés en Ligue Europa.
Une phase de groupes, qui consiste en huit mini-championnats de quatre équipes par groupe. Les deux premiers poursuivent la compétition, le troisième est repêché en seizièmes de finale de la Ligue Europa. En cas d'égalité de points entre deux ou plusieurs équipes, le classement est déterminé d'abord par la différence de points particulière entre les équipes à égalité puis la différence de buts particulière.
Une phase finale, décomposée en huitièmes de finale, quarts de finale, et demi-finales. À partir des quarts de finale, le tirage au sort est ouvert, sans têtes de série, et avec possibilité de rencontres entre équipes du même pays.
Une finale, qui depuis 2010 se joue le samedi (elle se jouait précédemment le mercredi) sur un terrain neutre désigné deux ou trois ans auparavant. Prolongation voire tirs au but en cas d'égalité.
Le vainqueur de la Ligue des champions de l'UEFA est officiellement champion d'Europe des clubs. Il rencontre le vainqueur de la Ligue Europa pour le lancement de la saison européenne suivante lors de la Supercoupe de l'UEFA. En décembre de l'année même, il participe également à la coupe du monde des clubs organisée par la FIFA dans un pays donné, et qui réunit les six vainqueurs continentaux (le club européen commence en demi-finale).

Avant 2005, le vainqueur de la compétition affrontait à Tokyo celui de la Copa Libertadores (Amérique du Sud) lors de la Coupe intercontinentale.
Records et statistiques par club
Le Real Madrid est le club le plus titré, avec 13 victoires au total. C'est également celui qui a remporté le plus de titres successifs, avec 5 victoires consécutives de 1956 à 1960.
La Juventus est le club ayant échoué le plus en finale, avec 7 échecs.
La Juventus et le Valence CF détiennent le record d'échecs consécutifs en finale (2).
Depuis 2010, l'Inter Milan détient le record du plus grand écart entre deux titres (45 ans).
Le Nottingham Forest est la seule équipe à avoir remporté plus de fois la Ligue des champions (2) que son championnat national (1).
Le Real Madrid détient le record de participations consécutives en Ligue des champions avec 22 apparitions, de 1997-1998 à 2018-2019 (série en cours).
Le FC Barcelone détient le record de matches consécutifs invaincu sur son terrain (31, série en cours)29.
Neuf clubs ont remporté la compétition en étant invaincus :
L'Inter Milan avec 7 victoires et 2 matchs nuls en 1963-1964.
L'Ajax Amsterdam avec 7 victoires et 2 matchs nuls en 1971-1972 et 7 victoires et 4 matchs nuls en 1994-1995.
Nottingham Forest avec 6 victoires et 3 matchs nuls en 1978-1979.
Le Liverpool FC avec 6 victoires et 3 matchs nuls en 1980-1981 et 7 victoires et 2 matchs nuls en 1983-1984.
L'AC Milan avec 5 victoires et 4 matchs nuls en 1988-1989 et 7 victoires et 5 matchs nuls en 1993-1994.
L'Étoile rouge de Belgrade avec 5 victoires et 4 matchs nuls en 1990-1991.
L'Olympique de Marseille avec 7 victoires et 4 matchs nuls en 1992-1993.
Manchester United avec 5 victoires et 6 matchs nuls en 1998-1999 et 9 victoires et 4 matchs nuls en 2007-2008.
Le FC Barcelone avec 9 victoires et 4 matchs nuls en 2005-2006.
Le Liverpool FC en 1976-1977 et le FC Porto en 2003-2004 ont réalisé le doublé Ligue Europa-Ligue des champions dans ce sens, tandis que le Chelsea FC en 2012-2013 a réalisé ce doublé dans l'autre sens.
La victoire 2-12 du Feyenoord Rotterdam sur le terrain de KR Reykjavik (saison 1969-1970, 32e de finale) représente à la fois le plus grand nombre de buts dans un match (14) et le plus grand nombre de buts pour une seule équipe (12).
La victoire 11-0 du Dinamo Bucarest contre le Crusaders FC (saison 1973-1974, 16e de finale) est le plus gros écart enregistré dans la compétition.
La victoire 8-4 du Borussia Dortmund sur le Legia Varsovie le 22 novembre 2016 représente le plus grand nombre de buts dans un match (12) depuis sa forme moderne30.
L'Olympique de Marseille (en gagnant 7-0 sur le terrain du MŠK Žilina le 3 novembre 2010) et le Chakhtar Donetsk (en gagnant 7-0 sur le terrain du BATE Borisov le 21 octobre 2014) ont établi le record de la plus large victoire à l'extérieur en Ligue des champions depuis sa forme moderne31.
La rencontre Real Madrid 7-3 Eintracht Francfort est le match le plus prolifique réalisé lors d'une finale (1960). L'écart de 4 buts en finale a aussi été réalisé à 3 reprises sur le score de 4-0, par le Bayern Munich en 1974 et par l'AC Milan en 1989 et 1994.
La victoire de Liverpool en 2005 après avoir été mené 0-3 par l'AC Milan représente le plus grand retournement de situation dans une finale. 15 fois le vainqueur a d'abord été mené en finale avant de l'emporter (9 fois entre 1956 et 1970). Le Real Madrid l'a emporté à 5 reprises dans ces conditions, le Benfica Lisbonne 2 fois. Ces deux équipes, ainsi que l'AC Milan, le Celtic Glasgow, le FC Barcelone et le Bayern Munich ont à la fois gagné une finale en ayant été menés et été battus en ayant ouvert le score.
Le Real Madrid est le seul club à être parvenu en demi-finales de la Ligue des champions 8 fois consécutivement, de 2011 à 201832.
La ville de Londres est la seule à compter trois clubs finalistes différents (Arsenal, Chelsea et Tottenham). Celle de Milan est la seule à compter deux clubs vainqueurs différents : l'AC Milan et l'Inter Milan.
La ville de Madrid est la seule à avoir placé deux de ses clubs, le Real Madrid et l'Atlético Madrid, lors d'une même finale (2013-2014 et 2015-2016).
Le RSC Anderlecht détient le record du nombre de défaites d’affilée en Ligue des champions. Entre le 10 janvier 2003 et le 23 novembre 2005, le club a perdu 12 fois d’affilée.
La qualification du FC Barcelone contre le Paris Saint-Germain lors du huitième de finale retour (6-1) le 8 mars 2017 constitue un record. C'est la première fois dans l'histoire des compétitions de l'UEFA qu'une équipe se qualifie pour le tour suivant malgré une défaite 4-0 lors du match aller33.
En 2017-2018, le PSG établit le record du nombre de buts marqués en phase de groupes (25), à la suite d'une victoire sur le score de 7-1 contre le Celtic FC le 22 novembre 201734 suivie d'une réalisation inscrite lors du dernier match de poule à l'extérieur contre le Bayern Munich (défaite 1-3).
Lors de la saison 2018-2019 Manchester United se qualifie en quart de finale face au Paris Saint-Germain après une défaite 2-0 à domicile. C’est la première fois de l'histoire de la compétition qu'un club est éliminé après avoir gagné 2-0 à l'extérieur35.
Dans l'histoire de la Ligue des Champions, la rencontre la plus disputée est Bayern Munich-Real Madrid (25 fois).
Records et statistiques par nation
L'Espagne est le pays qui a gagné le plus de fois la compétition (18).
L'Italie est le pays ayant échoué le plus de fois en finale (16).
L'Angleterre détient le record de victoires consécutives en C1 (6).
L'Angleterre est le pays ayant gagné la compétition avec le plus grand nombre de clubs différents (5 : Manchester United, Liverpool FC, Nottingham Forest, Aston Villa et Chelsea FC).
L'Angleterre est le pays ayant fourni le plus grand nombre de clubs finalistes différents (8 : Manchester United, Leeds United, Liverpool FC, Nottingham Forest, Aston Villa, Arsenal FC, Chelsea FC et Tottenham Hotspur).
Il y a eu sept finales où un seul pays était représenté :
3 finales 100 % espagnoles en 2000 (Real Madrid-Valence CF), 2014 (Real Madrid-Atlético Madrid) et 2016 (Real Madrid-Atlético Madrid)
1 finale 100 % italienne en 2003 (Juventus-AC Milan)
2 finales 100 % anglaises en 2008 (Manchester United-Chelsea FC) et 2019 (Tottenham-Liverpool)
1 finale 100 % allemande en 2013 (Borussia Dortmund-Bayern Munich).
L'Allemagne (1974) est la seule nation à avoir remporté la Ligue des Champions et la Coupe du monde la même année. Les Pays-Bas (1988) sont quant à eux la seule nation à avoir remporté la Ligue des Champions et l'Euro la même année.

UHasselt

Hasselt University (Dutch: Universiteit Hasselt) is a university with campuses in Hasselt and Diepenbeek, Belgium. It was officially established in 1971, as the Limburgs Universitair Centrum (LUC). On June 15, 2005 the university changed its name to Hasselt University.

Currently, the universities of Hasselt and Maastricht work together as the Transnational University Limburg (tUL). Together with Hogeschool PXL, it established the Limburg Association of Higher Education (AUHL).

The rector of the university currently is Prof. Luc de Schepper, the vice rectors are Prof. Karin Coninx and Prof. Jean-Michel Rigo.
Hasselt University was officially established in 1971 as ‘Limburgs Universitair Centrum’ (LUC), but it was not until 1973 that the university – literally – opened its doors and welcomed its first students. Until 1991 the university was, in fact, an undergraduate level university institution with two faculties: the Faculty of Medicine-Dentistry and the Faculty of Sciences (with study programmes in Mathematics, Physics, Computer Science, Chemistry and Biology). In 1991 the university expanded the reach of its curriculum by transforming the Limburg Business School (Economische Hogeschool Limburg), an independent university college which was located on the same campus in Diepenbeek, into the Faculty of Applied Economics. At the same time, Hasselt University became entitled to organize postgraduate programmes and award doctoral degrees in its three faculties.

International collaborations
In 2001 the Flemish and Dutch Ministers of Education signed an International Treaty by which the transnational University Limburg (tUL) was founded. Academic staff from Hasselt University and from nearby Maastricht University (in the Dutch Province of Limburg) since then jointly undertake research activities and offer degree programmes in Life Sciences and Computer Sciences.

Limburg Association of Higher Education
In 2002 Hasselt University, together with Hogeschool PXL established the Limburg Association of Higher Education (AUHL). The AUHL was founded to enhance cooperation between higher education institutions in the region.
New city campus
In the past decade Hasselt University has expanded its curriculum thoroughly. Since September 2004,the university offers a unique programme (bachelor and master) in Transportation Sciences. A bachelor programme in Law was established in September 2008, in cooperation with Maastricht University and KU Leuven. Three years later a master programme in Law was created.

2012 proved to be a new milestone in the university’s young existence, with the inauguration of the ‘city campus’ in Hasselt.

Higher education reform
In September 2013 four new (bachelor and master) programmes were added to the university’s curriculum: Architecture, Interior Design, Rehabilitation Sciences & Physiotherapy and Industrial Sciences. This expansion also entailed the creation of two new faculties: the Faculty of Architecture & Arts and the Faculty of Engineering Technology. That brings the total number of faculties to six, alongside the Faculty of Business Economics, Faculty of Medicine & Life Sciences, Faculty of Sciences and the Faculty of Law. In 2014, the School of Transportation Sciences was established.

Hasselt University is home to about 6,000 students and 1,200 academic, administrative and technical staff members.

Campuses
Campus Hasselt
The head office of Hasselt University is located at campus Hasselt. The complex consists of three buildings, located near each other: the Vice Chancellor’s Office Building, the Faculty of Law and the ‘Oude Gevangenis’ (the renovated ‘Old City Jail’). The former city prison provides a new home to primarily law students, with several study rooms and two auditoriums. The Student Service Center, where enrollment of new students takes place, is also located in the ‘Oude Gevangenis’.

Campus Diepenbeek
Since 1973 Hasselt University is located on the Campus Diepenbeek, which occupies a 75-acre site. Moreover, several institutes for applied research, an incubator for starting small enterprises, and several small businesses interacting with the research activities of the university are located on campus Diepenbeek. Building D includes the agora, the student restaurant and the library.
Figures
Student population:[1]

2008-2009: 2,628 students
2009-2010: 2,886 students
2010-2011: 3,084 students
2011-2012: 3,310 students
2013-2014: 5,500 students
In 2016, 15% fewer students enrolled for the new academic year, with just 1,250 freshmen starting.[2]

Staff population: On February 1, 2014, 1,100 staff members were employed at Hasselt University.[3]

Institutes
Hasselt University has six research institutes:

BIOMED - Biomedical Research Institute
CenStat - Centre for Statistics
CMK - Centre for Environmental Sciences
EDM - Expertise Centre for Digital Media
IMO - Institute for Material Research
IMOB - Transportation Research Institute
Student organisations
The most important student organisation is the Student Council or StuRa. This body of 14 elected students makes sure the student's rights are respected in every way. The chairman also has a seat in the university's Board of Governors.

Other student organisations at Hasselt University are:

ESN Hasselt (Erasmus student network)
AIESEC (Association Internationale des Etudiants en Sciences Economiques et Commerciales) http://www.aieseclimburg.be
Junior Consulting (A student consultancy organisation)
Dip's (For students biology and chemistry) http://www.dips.be
Filii Lamberti (For students mathematics, physics and CS) http://www.filii.be
Miezerik (For medicine students) http://miezerik.luc.ac.be
Biomedica (For students biomedical sciences) http://biomedica.uhasselt.be
Hermes (For students economy) http://www.hermesdiepenbeek.be/
Commeatus A new organisation for students who study transport studies. http://www.commeatus.be (Site in Dutch only)
CCG (Christelijke Campus Gemeenschap; Christian Campus Society) http://www.ccgdiepenbeek.be
VLUG (Vrijzinnig Limburgs Universitair Genootschap ; Secular Limburgish University Society)
Honorary Degrees
Over the past four decades, Hasselt University has bestowed 66 honorary degrees. In 2013, Martin Cooper - also known as 'father of the mobile phone' - joined the UHasselt Honorary Doctors. He was nominated by the Student Council.
Honorary Doctors Hasselt University
Morten Bennedsen
Mariana Mazzucato
Stijn Bijnens
Martha Nussbaum
Jean-Marie Tarascon
Paul Stoffels
Kunlé Adeyemi
John Lloyd Provis
Emmanuel de Merode
Richard D. Bardgett
Jeremy Rifkin
Thomas Friedman
S. Tamer Cavusgil
Christine Van Broeckhoven
Bijoy Jain
Luc Deleu
Henry Chesbrough
Lieven Maesschalck
Michael Braungart
Heinz Klug
Richard Friend
Jean-Jacques Cassiman
John G. F. Cleland
Silvana Sciarra
Wil van der Aalst
Ramesh Raskar
Johny Vansevenant
Mahmoud F. Fathalla
Marc Bossuyt
Monder Ram
Bernardo Secchi
Ignace Schops
Andrew B. Holmes
Richard E. Palmer
Koen Vanmechelen
Michael Rowe
Panamarenko
Robert Mendelsohn
Michael Grätzel
Susan Trumbore
Alain Hubert
Ingrid Daubechies
Piet Lemstra
Lawrence Steinman
Alan Thompson
Baruch Lev
Gerard Unger
Shalom Hakkert
Christopher Alexander
Axelle Red
Polly Matzinger
Cees Dekker
Kathleen Eisenhardt
Frank De Winne
Tom Jovin
Yuri Gurevich
David Montgomery
Michael Berridge
Harold Kroto
Roger Langenaken
David Cox
Erwin Neher
Hans Mohr
Georges Köhler

إليو دي روبو

إليو دي روبو (بالفرنسية: Elio Di Rupo) (ولد في 18 يوليو 1951)، هو سياسي بلجيكي ديمقراطي اجتماعي شغل منصب رئيس وزراء بلجيكا من 6 ديسمبر 2011 إلى 11 أكتوبر 2014 وعاد لمنصب رئيس الحزب الإشتراكي البلجيكي منذ 2014. كان دي روبو أول ناطق بالفرنسية بلجيكي يتولى المنصب منذ بول فاندن بويانتس في عام 1979. وأول رئيس وزراء اشتراكي في البلاد منذ ترك إدموند لبورتون منصبه في عام 1974. وكان أيضًا أول رئيس وزراء لبلجيكا من أصل غير بلجيكي، وأول رجل مثلي علنا يشغل رئيس حكومة وثاني شخص مثلي او مثلية علنا في العصر الحديث بعد رئيسة وزراء آيسلندا السابقة من 2009 إلى 2013 يوهانا سيغورذاردوتير
النشأة والتعليم
دي روبو هو ابن زوجين إيطاليين اثنين. ولد والده في سان فالنتينو في أبروتسو تشيتريوري. كان إليو، الذي ولد في مدينة مورلانويلز الصغيرة، في والونيا، هو الوحيد بين اخوته الذي ولد في بلجيكا؛ وقد ولد جميع إخوته وأخواته في إيطاليا. عندما كان عمره سنة واحدة، توفي والده في حادث سيارة ولم تتمكن والدته من تربية جميع الأطفال السبعة. نظرًا للوضع المالي السيئ لعائلته، تم تربية ثلاثة من أشقائه في دار للأيتام مجاورة. عندما كان في الثانية عشرة من عمره، التحق بمدرسة داخلية. بسبب المشاكل الطبية، اضطر دي روبو إلى إعادة السنة الأولى من دراسته الثانوية مرتين، لكنه تفوق في نهاية المطاف في العلوم في نهاية سنوات دراسته الثانوية. وقد دفعه ذلك إلى الحصول على درجة في الكيمياء في جامعة مونس في بلجيكا، حيث حصل في نهاية المطاف على درجة الدكتوراه في الكيمياء، بعد أن كان محاضرًا بدوام جزئي في جامعة ليدز أيضًا.

العمل السياسي
تعرف دي روبو على الحركة الاشتراكية لأول مرة خلال دراسته في مونس، حيث حصل على شهادة الماجستير وبعد ذلك حصل على شهادة الدكتوراه في الكيمياء. ذهب أثناء التحضير لدكتوراه الدكتوراه في جامعة ليدز (المملكة المتحدة) ، حيث كان يعمل أستاذا محاضرا في عام 1977-1978.

بدأ مسيرته السياسية في ملحق مجلس الوزراء جان موريس ديهوس في 1980-1981. كان أول منصب سياسي له في عام 1982، عندما كان عضوًا في مجلس مدينة مونس (حتى عام 1985، ومرة أخرى من عام 1988 حتى عام 2000). في عام 1986، كان نائب الصحة، والتجديد الحضري والشؤون الاجتماعية. مهنيا، كان دي روبو في نفس الوقت عضو مجلس الوزراء ومن ثم نائب رئيس مجلس الوزراء لوزير المالية في ذلك الوقت من منطقة والون وبعدها نائب رئيس مجلس الوزراء لوزير المالية والطاقة لمنطقة والون في ذلك الوقت فيليب بوسكان (1981-1985) ومشرف على فحص الطاقة في وزارة منطقة والون.

وهو نائب (اي عضو في البرلمان) عن دائرة مونس في مجلس النواب البلجيكي. وصف مرة الرئيس الفرنسي السابق فرانسوا ميتران بأنه "شخصية من رواية".

في عام 2000 ، أصبح عمدة مونس، عاصمة مقاطعة هينو.

في عام 1987، حصل على انجاز سياسي وطني اذ انتخب كعضو في مجلس النواب وذهب بعد ذلك بعامين لفترة قصيرة إلى البرلمان الأوروبي.

في عام 1991 ، تم اختياره كعضو في مجلس الشيوخ، ولكن بعد ذلك بوقت قصير (1992)، أخذ في المجتمع الناطق بالفرنسية والونيا وظيفته الوزارية الأولى في التعليم وفي وقت لاحق أيضا وسائل الإعلام. كانت هذه مسؤولياته حتى استقال غاي كومي بسبب فضيحة سياسية، وذهب دي روبو إلى الحكومة الفيدرالية في عام 1994 كنائب لرئيس الوزراء ووزير المرور والشركات الحكومية. وبعد الانتخابات في عام 1995 ظل نائب رئيس وزراء بلجيكا وعُيّن وزيراً للاقتصاد والاتصالات. في عام 1995 وقع على اندماج شركة الطيران البلجيكية سابينا مع شركة سويسرا للطيران مما أدى في النهاية إلى إفلاس سابينا مع الآلاف من الموظفين العاطلين عن العمل نتيجة لذلك.

في عام 1996، وبسبب فضيحية مارك ديتروا الجنسية "Marc Dutroux"، زعم أوليفييه تروسكناش، وهو عاهر، أن دي روبو دفع له مقابل الجنس بينما كان تروسكناش لا يزال قاصرا. هذا الاتهام كان يمكن أن يعني نهاية حيات دي روبو السياسية. نفى دي روبو الاتهامات وأظهر تحقيق دقيق أنه بريء تماما. منذ تلك اللحظة لم يخفِ دي روبو ابداً مثليته الجنسية.

بعد الانتخابات الفيدرالية والإقليمية في يونيو 1999 التي خسر فيها الديمقراطيون-المسيحيون العديد من أصواتهم بسبب فضيحة سيساسية، تفاوض دي روبو مع الاشتراكيين الفلمنكيين، والليبراليين وحزب الخضر لتشكيل الحكومة. كان دي روبو نفسه مسؤولاً عن وظيفة وزير رئيس منطقة والونيا، ولكن بالفعل في أكتوبر من نفس العام اختاره أعضاء الحزب كرئيس، وفي أبريل 2000، خلفه جان كلود فان كاووينبرغ في وظيفته كوزير رئيس منطقة والونيا.

كرئيس جديد للحزب الإشتراكي منذ سنة 1999، اضطر دي روبو إلى إحداث تغيير في الجيل داخل الحزب والمضي في مسار جديد. فخلال الانتخابات الإقليمية والانتخابية الفدرالية لعامي 1995 و 1999، خسر الحزب العديد من الأصوات، ويرجع ذلك جزئياً إلى فضائح الفساد في تسعينات القرن الماضي، والتي شارك فيها بعض أبرز سياسي الحزب . كان الحزب الإشتراكي في الحكومة منذ عام 1988 (في الحكومة الإقليمية وفي الحكومة الفيدرالية)، وسط منافسة من أحزاب أخرى. أدرك دي روبو أن إجراءً جذريًا كان مطلوبًا لاستعادة موقع الحزب الإشتراكي. من خلال عدة تدابير، حاول إعادة تجميع القوى اليسارية حوله. ونجح في ذلك، اذ انه في انتخابات عام 2003 ، استعاد الحزب الإشتراكي الدرجة والقاعدة الانتخابية لعام 1991 وأصبح من أهم الأحزاب السياسية. وخلال الانتخابات الإقليمية لعام 2004 ، أصبح الحزب الأكثر أهمية في إقليم بروكسل العاصمة.

. في أكتوبر / تشرين الأول 2005 ، أصبح وزيرًا رئيسا لمنطقة والونيا بعد استقالة جان كلود فان كاوينبرغ من منصبه وسط فضيحة فساد شارك فيها العديد من أعضاء حزب دي روبو. واستمر في منصبه كرئيس للحزب الإشتراكي.
في عامي 2006 و 2007 ، فشل دي روبو وحزبه في محاولته اللقضاء على الفساد. كان هذا على الأرجح سببا في خسارة الحزب لمكانته الأولى بين أحزاب المجتمع الفرنسي في بلجيكا في الإنتخابات الفدرالية لعام 2007. قرر دي روبو بعد ذلك اتخاذ موقف أكثر حزما ضد الفساد في شارلوروا: وذلك بسيطرته على الحزب الاشتراكي في المدينة وأمره للعمدة الاشتراكي وبعض أعضاء مجلس المدينة بالإستقالة.

بعد أن حثه الرئيس السابق للحزب الإشتراكي غاي سبيتالس على الاختيار بين رئاسة الحزب ورئاسة منطقة والونيا، قرر دي روبو تنظيم انتخابات داخلية لرئاسة الحزب الإشتراكي في يوليو 2007 بدلاً من أكتوبر من ذلك العام وأعلن أنه سيستقيل من منصبه كوزير رئيس للمنطقة إذا أُعيد انتخابه. في 11 يوليو 2007، أعيد انتخابه رئيسًا للحزب الاشتراكي بنسبة 89.5٪ من الأصوات. فخلفه رودي ديموت كوزير رئيس لمنطقة والونيا.

في أعقاب الانتخابات العامة البلجيكية لعام 2010، والتي برز فيها الحزب الاجتماعي كأكبر الأحزاب الناطقة بالفرنسية وثاني أكبر حزب سياسي في بلجيكا، برزت تكهنات حول ما إذا كان دي روبو يمكن أن يكون رئيس الوزراء في حكومة جديدة. ومع ذلك ، أثار تلفزيون آر تي بي إف أسئلة حول ما إذا كانت طلاقة دي روبو المحدودة في اللغة الهولندية ستكون حجر عثرة في طلب ذلك المنصب.كان كل رئيس وزراء لبلجيكا منذ عام 1979 فلمنك.

في أيار / مايو 2011 ، عينه الملك البلجيكي لمهمة تشكيل الحكومة. وأصبح دي روبو رئيس وزراء بلجيكا في 6 ديسمبر 2011. مع تعيين دي روبو، أنهت بلجيكا 589 يوماً بدون حكومة، والتي يعتقد أنها أطول سلسلة من هذا القبيل على الإطلاق لدولة في العالم المتقدم. كان إيف ليتريم قد استقال في 26 أبريل 2010 من منصبه كرئيس وزراء حكومة تصريف الأعمال. وخلفه شارل ميشيل كرئيس وزراء لبلجيكا في 11 أكتوبر 2014. وعاد دي روبو إلى رئاسة الحزب الإشتراكي بنسبة 93.6% من الأصوات بعد ان اكمل مهامه كرئيس وزراء..

الحياة الخاصة

يصف دي روبو نفسه بأنه "ملحد، وعقلاني".  وهو يجيد تحدث اللغة الإيطالية، والفرنسية والإنجليزية. بعد أن أصبح رئيس الوزراء تحسنت لغته الهولندية إلى حد ما واعتبر بعض مشجعيه انه اصبح يتحدثها "بطلاقة".

أعلن دي روبو أنه مثلي الجنس في عام 1996، عندما سئل من قبل "حزمة وسائل الإعلام التي واجهته" إذا كان مثلي الجنس ، أجاب: "نعم. ماذا في ذلك؟". وهو أول رجل يفصح بكونه مثلي الجنس يقود دولة ذات سيادة، وأول رجل مثلي الجنس يفوز باستحقاق وفقا للانتخابات في الاتحاد الأوروبي وفي العالم.

بين انتخاب دي روبو في 2010 و 2013 ، كان حينها واحدا من ثلاثة رؤساء حكومات وطنية يفصح عن توجهه الجنسي، والآخران هما رئيسة وزراء آيسلندا يوهانا سيغورذاردوتير، ورئيس وزراء لوكسمبورج كزافييه بيتل.

Elio Di Rupo

Elio Di Rupo, né le 18 juillet 1951 à Morlanwelz-Mariemont, est un homme d'État belge francophone, président du Parti socialiste (PS), Premier ministre de Belgique de 2011 à 2014 et trois fois Ministre président wallon de 1999 à 2000, de 2005 à 2007 et depuis le 13 septembre 2019.

Il entre au gouvernement fédéral en 1994, comme vice-Premier ministre et ministre des Entreprises publiques, puis de l'Économie à partir de 1995. En 1999, il prend la présidence du PS, tout en devenant Ministre-président du gouvernement wallon, un poste auquel il renonce dès l'année suivante, quelques mois avant d'être élu bourgmestre de Mons. Il retrouve, en 2005, la tête du gouvernement wallon, deux ans après avoir été « informateur » à la suite des élections législatives fédérales.

Après la défaite historique du PS aux élections fédérales de 2007, il renonce à diriger la Région wallonne et se concentre sur la direction du parti, qui parvient à redevenir le premier parti francophone dès les élections régionales de 2009. À la suite des élections fédérales anticipées de 2010 et dans un contexte de crise politique, il est désigné préformateur, puis formateur en 2011. Le 5 décembre 2011, il remet au roi la composition du gouvernement, et celui-ci le nomme Premier ministre. Il prête serment le mardi 6 décembre devant le Roi, et obtient la confiance de la Chambre le samedi 10 décembre. Le 11 octobre 2014, il cède le poste de Premier ministre au libéral Charles Michel.

Il est aussi le premier chef de gouvernement ouvertement homosexuel de l'Union européenne.
Enfance et études
Elio Di Rupo naît le 18 juillet 1951, à Morlanwelz-Mariemont, de parents d'origine italienne, arrivés en Belgique en 19471. Sa famille est originaire de la petite commune de San Valentino in Abruzzo Citeriore, dans les Abruzzes2. Son père meurt d'un accident de la route en juillet 1952. Sa mère s'occupe seule de la famille de sept enfants. De condition très modeste, il comprend très tôt que c'est par l'éducation qu'il parviendra à se construire un avenir. Son parcours lui permet de mener à bien un doctorat en chimie, à l'université de Mons, université au sein de laquelle il exerce par la suite un mandat comme conseiller d'administration.

Durant ses études, le jeune Elio Di Rupo commence à se construire une conscience politique. Il milite ensuite au sein du Parti socialiste, dans lequel il dit avoir trouvé un écho à ses idéaux humanistes de justice sociale et de liberté individuelle.

Parcours politique
Les débuts dans la politique locale
En 1982, Di Rupo entame sa carrière politique avec son élection à la fonction de conseiller communal de Mons, et devient, en 1986, l'échevin de la Santé, de la Rénovation urbaine et des Affaires sociales de la commune. En février 1983, dans le cadre de ses fonctions, il crée le Festival international du film d'amour.

Du 13 décembre 1987 au 17 juillet 1989, il occupe les fonctions de député pour l'arrondissement de Mons, durant les 46e et 47e législatures de la Chambre des représentants de Belgique). Lors des élections communales de 1988, à Mons, le député Di Rupo obtient le meilleur score de la liste socialiste, devançant la tête de liste. Les tensions qui s'ensuivent donnent lieu à des attaques à tonalité xénophobe, et Di Rupo s'efface, acceptant une place de combat pour les élections européennes du 18 juin 1989, lors desquelles il décroche un poste de député européen3.

Dans les gouvernements
Lors des élections législatives du 24 novembre 1991, Elio Di Rupo est élu sénateur. Il le reste jusqu'au 21 mai 1995.

Du 7 janvier 1992 au 26 janvier 1994, il fut ministre à la Communauté française, dans laquelle les ministres-présidents socialistes successifs, Bernard Anselme puis Laurette Onkelinx, lui attribuent le titre de ministre de l'Éducation. Entre le 11 mai 1993 et le 26 janvier 1994, il reprend également le poste de ministre de l'Audiovisuel, ainsi que celui de la Fonction publique jusqu'au 1er janvier 1994.

Le 26 janvier 1994, Elio Di Rupo remplace Guy Coëme, démissionnaire à la suite de sa mise en cause dans l'affaire Agusta, pour la fonction de ministre des Communications et des Entreprises publiques et occupe le titre de vice-Premier ministre. Reconduit dans son titre de vice-Premier ministre, il est nommé, par la suite, ministre de l'Économie et des Télécommunications dans le premier gouvernement fédéral de coalition rouge - romaine du Premier ministre Jean-Luc Dehaene (CVP). Ayant retrouvé un siège de député fédéral pour la circonscription de Mons-Soignies, lors des élections législatives du 21 mai 1995, il est reconduit dans le gouvernement Dehaene II, lors du remaniement ministériel du 23 juin suivant, restant vice-Premier ministre. Un remaniement de l'exécutif fédéral faisant suite à la démission du vice-Premier ministre chargé des Finances et du Commerce extérieur, Philippe Maystadt, le ministre Di Rupo reçoit de plus les compétences du portefeuille ministériel du Commerce extérieur du 19 juin 1998 au 12 juillet 1999, accompagnant notamment le prince héritier Philippe dans ses missions économiques à l'étranger.

Sa maîtrise limitée du néerlandais et de ses intonations s'explique selon lui à la fois par son apprentissage tardif et une surdité partielle4,5.

Vie privée
En 1996, dans le contexte de l'affaire Dutroux, Elio Di Rupo est accusé de pédophilie ; cette accusation, relayée « par une certaine presse », s'avère finalement sans fondement, et semble s'être apparentée à une manœuvre de déstabilisation6. À cette époque, le politicien évoque ouvertement son homosexualité7. En Belgique, il reste l'un des premiers hommes politiques belges de haut rang à l'avoir fait8.

En 2011, Elio Di Rupo devient le deuxième chef de gouvernement au monde, après la Première ministre islandaise, Jóhanna Sigurðardóttir, en 2009, à s'être ouvertement déclaré homosexuel, et le premier chef du gouvernement belge dans ce cas9.

Ministre-président du gouvernement wallon et président du PS
À la suite des élections législatives fédérales du 13 juin 1999 (qui le voient être reconduit député pour la circonscription de Mons-Soignies), il est l'un des principaux négociateurs des accords du nouveau gouvernement « Arc-en-ciel » dirigé par le libéral flamand Guy Verhofstadt. Cette tâche accomplie, il devient Ministre-président du gouvernement wallon le 15 juillet 1999. Il reproduit à l'échelle régionale la coalition arc-en-ciel entre le PS, le Parti réformateur libéral (PRL) et Ecolo. En quelques mois de travail intense, il rédige le « Contrat d’avenir pour la Wallonie » : un programme décennal qui réunit l’ensemble des forces vives de la Région autour d’un objectif de développement économique et social.

En octobre 1999, il est élu à la présidence du PS, au suffrage universel des membres. Il remporte 71 % des 40 000 voix face à trois autres candidats. Il quitte la présidence régionale le 4 avril 2000 pour se concentrer sur la transformation et la modernisation du parti, et retrouve à cette occasion le siège de député fédéral pour lequel il s'était fait élire en 1999 (et qu'il abandonne le 11 janvier 2001).

Depuis novembre 1999, il est vice-président de l'Internationale socialiste.

Bourgmestre de Mons et nouveau projet socialiste
Le 8 octobre 2000, à la suite de sa victoire aux élections communales (le PS obtient 61,35 % des voix et trente sièges sur quarante-cinq10), il devient bourgmestre de Mons. En 2002, il reçoit le titre honorifique de ministre d'État du roi Albert II et participe à la Convention sur l'avenir de l'Europe.

Lors du 1er mai 2002, Di Rupo lança un appel en faveur de la création d'un « pôle des gauches ». Cet appel se concrétisera le 28 septembre 2002 par l'établissement des « convergences à gauche » avec Ecolo.

En février 2003, il publie Le Progrès partagé, un livre de réflexion qui synthétise le travail effectué durant 500 jours au sein des Ateliers du Progrès par les militants du PS et par les très nombreux progressistes venus les rejoindre pour repenser le message socialiste. Rajeuni, féminisé, ouvert à l’ensemble des sensibilités de gauche, le PS s’est ainsi doté d’un tout nouveau projet.

Son premier échevin, Nicolas Martin, désigné tête de liste PS pour les communales 2018 a annoncé le 26 mars 2018 qu'Elio Di Rupo ne serait pas candidat bourgmestre à l'occasion de ce scrutin11.

Informateur en 2003
Le 18 mai 2003, aux législatives fédérales, le PS effectue un bond en avant considérable, tant à Bruxelles qu’en Wallonie, et conforte sa position de premier parti francophone. C’est la première fois qu’une telle progression est enregistrée par un parti au pouvoir.

Élu député fédéral désormais pour la circonscription du Hainaut, Elio Di Rupo est nommé informateur par le Roi, le 21 mai 2003. Il consulte l’ensemble de la société civile et remet au chef de l’État un rapport, intitulé « Pour une Belgique créative et solidaire ». Ce texte servira de base lors des négociations qui déboucheront sur la formation de la nouvelle coalition « violette » entre socialistes et libéraux, en juillet 2003, toujours sous la direction de Guy Verhofstadt.

Administrateur
Du 16 novembre 2004 au 6 octobre 2005, Elio Di Rupo est membre du conseil d'administration de la banque Dexia, actuelle Belfius12.

À nouveau ministre-président wallon
Le 6 octobre 2005, il redevient Ministre-président du gouvernement wallon, à la suite de la démission de Jean-Claude Van Cauwenberghe qui lui avait succédé en 2000. Il conjugue ainsi les fonctions de président du PS et de « Premier » wallon. Il ne reconduit pas la coalition arc-en-ciel au pouvoir au niveau régional depuis 1999, mais forme à la place une coalition rouge - romaine avec le Centre démocrate humaniste (cdH). Il reste le bourgmestre en titre de Mons, mais, considéré comme bourgmestre empêché, il est remplacé par un bourgmestre faisant fonction, Jean-Claude Carpentier jusqu'à son décès, puis par le premier échevin Richard Biefnot. En juin 2006, selon La Dernière Heure, pour aider les étudiants orphelins à accomplir des études supérieures, il crée la fondation Franz Aubry, du nom d’un professeur de Morlanwelz qui a exercé une influence déterminante dans son parcours scolaire.

En septembre 2005, il est l’un des principaux initiateurs d’un « Plan Marshall » pour la Région wallonne, qui vise à démultiplier les efforts entrepris afin que la Région renoue avec la prospérité.

Lors des élections communales du 8 octobre 2006, la liste PS qu'il emmène à Mons perd près de 10 points et trois sièges, mais conserve la majorité absolue en voix et en nombre d'élus. Lui-même perd un tiers de ses suffrages de préférence. Conservant ses fonctions de ministre-président du gouvernement wallon et de président du Parti socialiste, Elio Di Rupo demeure bourgmestre empêché de la ville et Catherine Houdart devient la bourgmestre faisant fonction de la commune13.

La défaite de 2007
Le 11 juin 2007, à la suite du recul socialiste à l'occasion des élections législatives de la veille (avec toutefois la réélection de Di Rupo comme député fédéral pour le Hainaut), il annonce la mise sous tutelle de l'Union socialiste communale de Charleroi et de la Fédération socialiste de cette commune, en crise depuis plusieurs mois. Il demande par ailleurs la démission du bourgmestre Léon Casaert et de tous les échevins socialistes de Charleroi, ce qui est fait le 12 (avec l'échevin cdH Jean-Jacques Viseur). Le même jour, la majorité PS-cdH à la Région wallonne change en urgence, avec le soutien de l'opposition, une disposition du décret Courard régissant la loi électorale communale pour dénouer la situation à Charleroi : l'obligation d'appartenance du bourgmestre à la liste qui a fait le plus de voix est supprimée.

Renoncement à diriger la Région wallonne
Le 13 juin 2007, l'ancien président du PS Guy Spitaels réagit à la défaite électorale socialiste et demande à Elio Di Rupo de ne plus cumuler les différents mandats qu'il occupe et de choisir entre ses mandats de bourgmestre de Mons, président du parti et ministre-président du gouvernement wallon. Le 14, Elio Di Rupo décide de l'anticipation de l'élection à la présidence du PS, qui a lieu en juillet plutôt qu'en octobre. Il annonce sa candidature et son renoncement à la charge de ministre-président s'il est réélu. Le 11 juillet 2007, face à l'ancien député permanent hennuyer Jean-Pierre De Clercq, il est réélu par 89,5 % des voix exprimées par les militants socialistes14. Le 19 juillet, il abandonne le poste de ministre-président au profit de Rudy Demotte et redevient le jour même député fédéral de plein exercice puis bourgmestre à part entière de Mons le 23.

Maintien dans la coalition fédérale
Durant six mois, après les élections fédérales du 10 juin 2007, des tentatives ont lieu pour former une majorité libérale-chrétienne qui doit s’appeler l'« Orange bleue ».

La Belgique est plongée dans une crise institutionnelle grave et la question de l’éclatement du pays est au premier plan des préoccupations. Le PS est alors rappelé au gouvernement fédéral le 21 décembre 2007 dans le cadre d'une coalition dite « arménienne » ou « lilas » (sans les socialistes flamands) et contribue à une sortie de crise. À partir du 30 décembre 2008, le nouveau gouvernement fédéral de Herman Van Rompuy (CD&V) de se centrer sur les problèmes économiques et sociaux.

Le PS est alors confronté à des « affaires » locales qui vont brouiller son image et entacher l’action de l’ensemble de ses élus. De nombreuses exclusions sont prononcées et un code de déontologie est adopté.

Le retournement de 2009
Contre toute attente, après une campagne de terrain intense, le PS retrouve largement sa domination en Communauté française, lors des élections régionales du 7 juin 2009. Pour la première fois dans l’histoire du pays, Elio Di Rupo (qui a abandonné son mandat de député fédéral pour entrer au Parlement wallon) peut constituer des « majorités progressistes » associant socialistes, démocrates-chrétiens (devenus « humanistes ») et écologistes. Elio Di Rupo désigne Rudy Demotte à la tête de la Région wallonne et de la Communauté française, Charles Picqué redevient ministre-président bruxellois et le socialiste Karl-Heinz Lambertz reprend les commandes de la Communauté germanophone.

Les législatives de 2010 et la crise politique
Les élections fédérales anticipées du 13 juin 2010 faisant du PS le premier parti francophone et du camp socialiste (avec 13,71 % des suffrages et 26 sièges sur 150 à la Chambre des représentants, 13,62 % et 7 élus directs sur 40 et 13 sièges en tout sur 71 au Sénat), la première famille politique du pays (22,95 % et 39 députés, 23,1 % et 20 sénateurs sur 71), Elio Di Rupo est très souvent cité comme futur Premier ministre. Il quitte son siège au Parlement wallon pour un à la Chambre des représentants, élu dans la circonscription du Hainaut.

Préformateur
Le 8 juillet 2010, le Roi le charge d'une mission de préformation du gouvernement, faisant suite à la mission d'information de Bart De Wever. Il doit alors trouver des points d'accords entre les partis politiques belges au sujet de trois grands problèmes : l’assainissement des finances publiques, le tissu socio-économique et la réforme institutionnelle15.

Le 29 août suivant, Elio Di Rupo présente sa démission à Albert II, qui la refuse et demande au président du PS de trouver un compromis au niveau communautaire, notamment en ce qui concerne BHV et le financement de Bruxelles16. À 18 h se réunissent alors les négociateurs pour tenter de trouver finalement une solution. Quelques heures plus tard, Di Rupo propose la scission de BHV, un refinancement de 300 millions par an pour Bruxelles, et 15 milliards de transferts de compétences aux régions. Malgré l’accord des partis flamands de gauche SP.a et Groen!, la proposition est rejetée, jugée insuffisante par la N-VA et le CD&V17. Devant cette impasse, le Roi décharge Elio Di Rupo de sa mission le 4 septembre 2010 et nomme les présidents des deux chambres du Parlement fédéral, André Flahaut (PS) et Danny Pieters (N-VA)18.

Formateur
Le 16 mai 2011, Albert II le nomme formateur avec pour mission de négocier la sixième réforme de l’État et ensuite de constituer le prochain gouvernement fédéral belge. Quinze jours plus tard, il se rend chez le roi pour faire un compte rendu intermédiaire des négociations, avant de subir une opération des cordes vocales le lendemain qui le laisse sans voix pendant une semaine19. Di Rupo a terminé sa série de rencontres bilatérales avec les présidents des neuf partis participant aux négociations (N-VA, PS, MR, CD&V, Open Vld, Sp.a, cdH, Ecolo et Groen!)19.

Le 28 mai 2011, l'« homme au nœud papillon20 » est à nouveau élu président du PS avec 96,7 % des voix, après un résultat en 1999 de 71 % et en 2007 de 89,5 %.

Le 4 juillet 2011, Elio Di Rupo remet à Albert II sa note de base, prévue comme point de départ pour la formation du gouvernement fédéral21. Les points abordés par la note sont alors22 :

l'assainissement budgétaire de 22 millions pour 2015, grâce à 37 % de réduction des dépenses et 27 % d’augmentation des recettes.
la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV), avec des compensations pour les six communes à facilités linguistiques autour de Bruxelles et sans compensation pour les autres communes faisant partie de l’arrondissement.
le refinancement de Bruxelles, notamment grâce au transfert de certaines compétences à la Région Capitale.
des transferts de compétences pour l'emploi, les soins de santé et les allocations familiales.
l'autonomie fiscale des Régions.
la réforme du marché du travail visant à faire diminuer le taux de chômage.
la création d’une circonscription fédérale unique.
la réforme du Sénat comme organe représentant les Régions et les Communautés.
Trois jours plus tard, Bart De Wever annonce que la N-VA rejette la note Di Rupo23. Toutefois, le 14 septembre suivant, les huit autres partis participant aux négociations se sont finalement entendus sur un projet d'accord basé sur la note Di Rupo, avec surtout une scission de l'arrondissement électoral et judiciaire de BHV, tout en maintenant le système des facilités dans les six communes de la périphérie bruxelloise24,25. Puis, le 8 octobre, les mêmes partis ont annoncé un accord pour un nouveau réaménagement des institutions fédérales, ramenant la durée de la législature nationale de 4 à 5 ans. Dans la périphérie flamande de Bruxelles (en dehors des communes à facilités), les droits linguistiques et administratifs spéciaux des habitants francophones devraient être supprimés pour la plus grande part. Des vitesses maximales différentes pourront être fixées sur les routes. La sécurité civile (pompiers et protection civile) par contre ne sera pas divisée26.

Le 13 octobre 2011, Elio Di Rupo présente au roi Albert II une proposition de coalition gouvernementale entre six partis issus de trois familles politiques belges : les socialistes du PS francophone de Di Rupo et la Sp.a flamande de Caroline Gennez, les libéraux du MR francophone de Charles Michel et de l'Open VLD néerlandophone d'Alexander De Croo, et les démocrates chrétiens du CD&V flamands de Wouter Beke et du CDH francophone de Benoît Lutgen. Il s'agit alors d'une coalition dite « tripartite traditionnelle ». Elio Di Rupo a dû renoncer d'inclure dans cette alliance les écologistes francophones d'Ecolo et néerlandophones de Groen!, en raison du refus de l'Open VLD de participer à un gouvernement où ces derniers seraient présents, tandis que le CD&V avait fait savoir qu'il ne s'associerait pas à une majorité qui ne comprendrait pas les libéraux flamands27.

Le 21 novembre 2011, constatant un nouvel échec des négociations sur le budget fédéral, Elio Di Rupo demande au roi des Belges d'être déchargé de sa tâche de former un gouvernement mais le 23, ce dernier le charge de poursuivre sa mission. Le 26 novembre 2011, un accord avec les représentants des six partis qui participent aux négociations gouvernementales est trouvé28 et le roi charge Di Rupo de former un gouvernement le plus rapidement possible29.

Nommé Premier ministre le 6 décembre, il devient le premier socialiste francophone à diriger le gouvernement belge depuis Edmond Leburton. Il nomme, le lendemain, un gouvernement de douze ministres, dont six vice-Premiers ministres.

Premier ministre
Après avoir prêté serment le 6 décembre 2011 devant le roi Albert II, il prononce, le lendemain, un discours de politique générale devant le Parlement fédéral et obtient la confiance de celui-ci le 10 décembre.

Son gouvernement entreprend de transférer aux régions certaines fonctions de la Sécurité sociale (allocations familiales, soins de santé, etc), ce qui sera accentué par le gouvernement de droite de Charles Michel30.

À la suite des élections fédérales du 25 mai 2014, il remet le lendemain la démission de son gouvernement au roi Philippe, qui le charge alors d'expédier les affaires courantes jusqu'à l'installation d'un nouveau gouvernement. Il est remplacé par Charles Michel au poste de Premier ministre, le 11 octobre 2014.

Retour à la tête du PS, puis de la Wallonie
Quelques heures plus tard, il remet sa démission de la tête du Parti socialiste, dans le but de redemander leur confiance aux militants. Il se porte donc candidat à sa succession31. Il retrouve officiellement, le mois suivant, la présidence du Parti socialiste. Il y est réélu avec 93,6 % des voix32.

Aux élections fédérales et régionales du 26 mai 2019, il est tête de liste dans le Hainaut pour le fédéral33. Malgré des résultats en baisse, son parti reste la première force politique francophone et garde la main pour la formation des gouvernements bruxellois et wallon34. Elio Di Rupo réalise un score personnel de 125 009 voix35. Il mène les négociations pour un former un gouvernement wallon, qui aboutissent à un accord de majorité entre le PS, le Mouvement réformateur et Ecolo. Di Rupo prend la tête du gouvernement wallon pour la troisième fois36. Il prête serment devant le roi Philippe, le 13 septembre 2019

Cyril Lignac

Cyril Lignac (born 5 November 1977 in Rodez, Aveyron[1]) is a French chef.

He is owner and chef of the gourmet restaurant Le Quinzième (1 Michelin star), also of Le Chardenoux, a Parisian bistro located in the 11th arrondissement of Paris, another bistro located in the Saint-Germain des Près district: Aux Prés and two pastry shops La Pâtisserie Cyril Lignac located in the 11th arrondissement of Paris and in the 16th arrondissement of Paris. Since 2010, his workshop Cuisine Attitude located in the 3rd arrondissement of Paris, had provided cooking and pastry classes. Chef Lignac is also TV presenter for culinary programs on the French television channel M6, and signed a series of more than 40 cook books which sold over 3 million copies
Biography
Apprenticeship
After an apprenticeship in his native region of Aveyron in South Western France, Cyril Lignac made his way to Paris in 2000 to work in the kitchen of L'Arpège, the restaurant of Chef Alain Passard. He honed his skills alongside the Jacques and Laurent Pourcel brothers at La Maison Blancheand Le Jardin des Sens.

Installation in Paris
In 2005, he opened his own gourmet restaurant Le Quinzième in Paris. In 2008, he took over the Parisian bistro Le Chardenoux, a listed historical monument. In 2011, he brought the Chardenoux bistro concept to a new venue in the Saint-Germain des Prés when he took over the Claude Sainlouis, renaming it Aux Prés. That same year, Cyril Lignac went into a new project and opened with Benoît Couvrand La Pâtisserie Cyril Lignac in Paris. In 2013, they opened their second boutique in the 16th arrondissement of Paris, in the Chaillot district, facing Galliera Palace.

The chef received his first Michelin star on 27 February 2012, for his gourmet restaurant Le Quinzième.

Other activities
TV programmes
Cyril Lignac was spotted by the producer Bibiane Godfroid, who bought the rights to the show Jamie's Kitchen by Jamie Oliver and broadcast on Channel 4. He became a media figure by participating in several programs broadcast on M6 channel:

2005 : Oui chef ! ;
2006 : Chef, la recette ! ;
2007 : Vive la cantine ! ;
2009 : Chef Contre Attaque ;
2010 : MIAM : Mon invitation à manger, performed by his own production company KFP (Kitchen Factory Productions) ;
from 2011 until today: "100% Terroirs" broadcast every Friday in 100 % Mag program ;
2012 : Le Chef en France, programs dedicated to French regions and their culinary heritage ;
2012 : Le Meilleur Pâtissier, the French version of The Great British Bake Off, an amateur pastry competition.
Publications
Cyril Lignac has published about forty cookbooks, including Génération Chef, Cuisine Attitude, or Le Chardenoux, edited by Hachette Pratique. At spring 2012, he signed a Best of in collaboration with Alain Ducasse edition and in September 2012 Le Chardenoux des Près. La cuisine de mon bistrot with Hachette. From 2007 to 2011, he was editorial adviser for the bimonthly magazine Cuisine by Cyril Lignac, published by Paper Box.

Community involvement
In 2008, Cyril Lignac was chosen to support Un fruit pour la récré by the French ministry of Agriculture, a program of free fruits distribution in schools.

Distinctions
The 11 May 2009, Michel Barnier gave him the title of Chevalier of the Order of Agricultural Merit.

In 2012, Cyril Lignac received his first Michelin star for his gourmet restaurant Le Quinzième. At the same time, GQ Magazine recognized the chef when they named him "Chef of the Year".

Cyril Lignac

Cyril Lignac est un chef cuisinier français, né le 5 novembre 1977 à Rodez1 (Aveyron).

Il est chef et propriétaire du restaurant Le Chardenoux dans le 11e arrondissement, des restaurants Aux Prés et Le Bar des Prés dans le 6e arrondissement, des boutiques La Pâtisserie Cyril Lignac dans les 6e, 11e, 15e, 16e et 17e arrondissements et de la boutique La Chocolaterie Cyril Lignac dans le 11e arrondissements de Paris. Il fut chef et propriétaire du restaurant gastronomique Le Quinzième (1 étoile Michelin) dans le 15e arrondissement de Paris jusqu'à sa fermeture en juillet 2019. Il est également animateur dans de nombreux programmes culinaires sur la chaîne M6 et a publié des livres de recettes chez Hachette Pratique principalement.
Biographie
Après son apprentissage au lycée hôtelier Saint-Joseph à Villefranche-de-Rouergue2, au cours duquel il a travaillé chez Nicole Fagegaltier3, Cyril Lignac rejoint la brigade du chef cuisinier Alain Passard à L'Arpège à Paris en 2000, et poursuit sa formation en 20014 auprès des chefs Jacques et Laurent Pourcel au Jardin des Sens et à La Maison Blanche à Montpellier. En 20025, il rejoint la pâtisserie de Pierre Hermé, puis devient sous-chef en pâtisserie du restaurant La Grande Cascade (Paris-Bois de Boulogne) auprès du chef Alain Ducasse.

En 2005, il ouvre son restaurant gastronomique Le Quinzième à Paris et, à cette occasion, permet à la chaîne télévisuelle française M6 de suivre la création et l'ouverture de son établissement dans l'émission Oui Chef !.

En 2008, il reprend le bistrot Le Chardenoux, inscrit comme monument historique6.

En 2010, il ouvre l'atelier Cuisine Attitude7 et en 2011, il ouvre un nouveau restaurant, le Claude Sainlouis, qu'il rebaptise Aux Prés. La même année, il ouvre avec Benoît Couvrand La Pâtisserie Cyril Lignac à Paris 11e.

Le 27 février 2012, son restaurant Le Quinzième reçoit sa première étoile au Guide Michelin8. Il fermera ses portes après 14 ans d'exercice. En 2013, il ouvre une seconde pâtisserie dans le 16e arrondissement de Paris. 2015 voit l'ouverture de deux nouvelles pâtisseries, la première située rue de Sèvres dans le 6e arrondissement et la seconde boulevard Pasteur dans le 15e arrondissement. Le 22 mars 2016, il ouvre La Chocolaterie Cyril Lignac à proximité de sa première pâtisserie dans le 11e arrondissement de Paris. Le 18 novembre 2016, il ouvre le restaurant Le Bar des Prés dans le 6e arrondissement de Paris. Le 18 février 2017, il ouvre une nouvelle boutique La Pâtisserie dans le 17e arrondissement, en plein coeur du marché Poncelet.

Vie privée
En 2015, il a été le compagnon de la créatrice de bijoux Anne-Sophie Mignaux9. De janvier à novembre 2016, il a été le compagnon de l'actrice française Sophie Marceau10,11.

D’avril à octobre 2017, il fut le compagnon de l'actrice Mélanie Doutey12.

Distinctions
Le 11 mai 2009, Michel Barnier lui remet le titre de chevalier du Mérite agricole13. En mars 2012, son restaurant Le Quinzième obtient sa première étoile au Guide Michelin et il est élu chef de l'année par le magazine GQ14. Le 14 janvier 2016, il se voit remettre par le maire de Paris, Anne Hidalgo, la plus haute distinction municipale, la médaille Grand Vermeil de la Ville de Paris15.

Œuvres
Émissions culinaires
Cyril Lignac est repéré par la productrice Bibiane Godfroid, qui a racheté les droits de l'émission Jamie's Kitchen présentée par Jamie Oliver sur la chaîne britannique Channel 4. Il participe à plusieurs programmes de M6, dans différentes émissions de docu-réalité :

2005 : Oui chef ! ;
2006 : Chef, la recette ! ;
2007 : Vive la cantine ! ;
2009 : Le chef contre-attaque ;
2010 : MIAM : Mon invitation à manger ;
2010 à 2014 : Top Chef ;
2011 à 2014 : 100% Terroirs diffusé chaque vendredi dans 100 % Mag ;
2012 à 2013 : Le Chef en France, avec des émissions dédiées aux régions ;
Depuis 2012 : Le Meilleur pâtissier
2014 : Gaspillage alimentaire, les chefs contre-attaquent
2015 : Made in France, les chefs contre-attaquent, les solutions
Depuis 2016 : Sucrément Bon (Téva)16
2017 : Le Meilleur Pâtissier Les Professionnels
2017 : Le Meilleur Pâtissier Célébrités
2017 : Les Rois du Gâteau (M6)
2018 : Le Meilleur Pâtissier Spéciale Fêtes
Il prête sa voix dans la version française de Ratatouille, un film du studio d’animation Pixar, sorti en 2007 et dont l'histoire se situe dans le milieu de la gastronomie parisienne17.

Il prête également sa voix à Manny, le caméraman dans L'île aux Miam-nimaux, Tempête de boulettes géantes 2, sorti en 2013.

Docu-réalité
En 2005, M6 diffuse l'émission en cinq épisodes Oui Chef ! dont Cyril est l'acteur central. Elle se concentre sur l'ouverture de son premier restaurant Le Quinzième. L'émission filme durant plusieurs mois les travaux et les aménagements faits ainsi que les débuts de son équipe. Cyril met aussi en avant son engagement pour la formation d'une dizaine de jeunes sans expérience dans la restauration18.

Édition
Cyril Lignac a signé une quarantaine de livres de recettes, notamment Génération Chef, Cuisine Attitude ou Le Chardenoux, édités par Hachette Pratique. Au printemps 2012, il est l'auteur d'un Best of chez Alain Ducasse Éditions. De 2007 à 2011, il est également conseiller éditorial du magazine culinaire bimestriel Cuisine by, édité par Paper Box. En septembre 2012, il publie Le Chardenoux des Près. La cuisine de mon bistrot chez Hachette Cuisine

Parrainage
En 2008, Cyril Lignac est choisi pour parrainer l'opération « Un fruit pour la récré » du ministère de l’Agriculture, un programme de distribution gratuite de fruits dans les écoles primaires et secondaires en France, effectué dans le cadre du Programme national pour l'alimentation19.

Doublage
2007 : Ratatouille : Lalo
2013 : L'Île des Miam-nimaux : Tempête de boulettes géantes 2 : Manny

زياد علي

زياد علي محمد