Les îles de la Madeleine1 sont un archipel canadien du golfe du Saint-Laurent appartenant au Québec. Leur territoire est le même que celui de l'agglomération des Îles-de-la-Madeleine2. Ses habitants sont les Madelinots et les Madeliniennes.
L'archipel est situé environ au centre du golfe du Saint-Laurent, trônant sur les hauts-fonds entre la péninsule gaspésienne et l'île du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse), à 82 km au nord de l'Île-du-Prince-Édouard et à 152 km à l'ouest-sud-ouest de Terre-Neuve.
Le territoire, anciennement très boisé, est maintenant l'objet de reboisement continu et est recouvert de forêts à près de 25 %. Il est aussi très dunaire, offrant près de 300 km de plages. Au sud de l'archipel se trouvent deux îles très différentes l'une de l'autre : l'île du Havre Aubert est la plus grande, la plus boisée et est habitée par des francophones. La seconde, l'île d'Entrée, habitée par des anglophones, est une petite île non reliée par les dunes, dominée par la plus haute colline (Big Hill) de l'archipel et dotée de quelques arbres seulement, réunis en un petit boisé.
Les îles de l'archipel sont principalement reliées par quatre longues dunes et deux ponts :
L'île du Havre Aubert,
L'île de la Grande Entrée,
L'île du Havre aux Maisons,
L'île du Cap aux Meules,
L'île aux Loups (où se trouve la localité de Pointe-aux-Loups),
La Grosse Île et
L'Île de l'Est, dite aussi Pointe de l'Est.
Le nombre exact d'îles est discutable : traditionnellement, l'Île de l'Est était comptée comme faisant partie de l'île de la Grande Entrée, les Madelinots énumérant "les" 6 îles reliées entre elles ; la liste ci-haut en compte 7, tandis que Nature Québec n'en compte que 5, regroupant la Grosse Île avec l'Île de l'Est et la Grande Entrée en une seule île3.
L'archipel comprend aussi, détachés du groupe principal,
L'île d'Entrée,
L'île Brion,
Les Rochers aux Oiseaux,
L'île du Corps-Mort
La MRC des Îles de la Madeleine est constituée de deux municipalités et de huit villages avec une population totale de 14 232 résidents.
Les habitants vivent à l'heure normale de l'Atlantique (HNA), comme ceux de l'extrême est de la basse Côte-Nord, c'est-à-dire une heure plus tard que dans le reste du Québec, qui vit à l'heure normale de l'Est (HNE). 713 naufrages ont été comptabilisés sur ces îles, dus à de fortes tempêtes et à ses hauts-fonds, ce qui donne aux Îles-de-la-Madeleine le triste titre du plus grand cimetière marin en Amérique du Nord. Le dernier naufrage à ce jour est celui du Nadine, qui coula le 16 décembre 1990, à quelques kilomètres des côtes. Le premier naufrage est celui du Essex, en 1741, au Corps-Mor
Oiseaux
Plus de 300 espèces ont été répertoriées aux Îles de la Madeleine, mais c'est approximativement 200 espèces d'oiseaux qui fréquentent annuellement l'archipel. Ces oiseaux possèdent différents statuts : nicheurs, migrateurs, résidents, espèces hivernantes et visiteurs. Les oiseaux marins, de rivage et la sauvagine représentent la majorité des espèces qui compose l'avifaune des Îles de la Madeleine. On peut également observer des rapaces et des passereaux.
Plusieurs des oiseaux nicheurs vivent en colonie: le Fou de bassan, la mouette tridactyle, le grand Héron, le cormoran à aigrettes, le guillemot à miroir, le macareux moine, le petit pingouin, etc. Le pluvier siffleur, une espèce en voie de disparition mondialement, niche seulement sur les plages des Îles-de-la-Madeleine, en ce qui concerne le Québec. Entre le 1er mai et le 15 août, il est recommandé d'éviter les aires de reproduction identifiées par des panneaux de signalisation. Deux autres espèces d'oiseaux fréquentant les Îles de la Madeleine, la sterne de Dougall et le grèbe esclavon, sont également sur la liste des espèces menacées.
Parmi les migrateurs se retrouvent fréquemment les oiseaux de rivages : les bécasseaux, les pluviers, les chevaliers, les Tournepierre, le courlis corlieu et la barge hudsonienne.
Quant aux résidents, ils sont peu nombreux. On compte environ 25 espèces, de la corneille d'Amérique, très répandue, au rare harfang des neiges. Notons enfin que le nombre d'individus et d'espèces atteint son maximum à la fin de l'été et au début de l'automne, quand les oiseaux migrateurs font leur halte dans l'archipel.
Insectes
Le milieu de l'archipel est constamment balayé par le vent et subit l'influence de différents courants du golfe. Ce qui y vit y demeure fragile et vulnérable devant l'érosion. Ce processus est accéléré par les changements climatiques et la diminution des glaces hivernales et de la banquise qu'ils provoquent. La destruction des glaces agit d'ailleurs directement sur la disponibilité des aires de reproduction pour les phoques.
Eau
Le service de l'Environnement du Canada surveille constamment la qualité bactériologique des eaux coquillières et des secteurs de plage sont ainsi fermés à la cueillette de mollusques parce qu'ils sont contaminés par les eaux usées des maisons environnantes. La qualité des secteurs est déterminée par la présence, dans les échantillons d'eau, de coliformes fécaux, qui sont causés par les pollutions résidentielles et agricoles. En 20076, 1700 maisons des îles ne seraient pas encore équipées correctement pour gérer leurs eaux usées; cette pollution menace également la nappe phréatique. L'eau potable est une autre ressource qui subit de fortes pressions sur le petit territoire des Îles : plus elle est drainée de sa nappe naturelle, plus cette dernière est vulnérable à l'invasion de l'eau salée, qui est définitive.
Les déversements accidentels ou volontaires d'hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent sont une autre source importante de pollution dans la région. Les oiseaux en sont les principales victimes, l'engluage les condamnant souvent à la mort par hypothermie. Une grosse partie de ces déversements est due aux navires qui se débarrassent illégalement de leurs huiles usées dans les eaux côtières du Canada. La région a subi aussi plusieurs déversements accidentels, dont celui, en mars 1970, de la barge Irving Whale, qui a libéré 30 tonnes de combustible de soute entre l'Île-du-Prince-Édouard et les îles de la Madeleine, après qu’un de ses panneaux se soit détaché pendant une tempête. La nappe a dérivé jusque dans une aire d’alimentation d'eiders, contaminant environ 5 000 oiseaux. Ce déversement a fait presque autant de dégâts que celui de l’Arrow, dont il ne représentait que 1 % de l’ampleur. Encore en 2006, on en retrouve des résidus qui ont été enfouis dans les dunes des Îles-de-la-Madeleine.
Sources d'Énergie
Les Îles-de-la-Madeleine sont alimentées par une centrale thermique fonctionnant avec des moteurs diesel. C'est la centrale de ce genre la plus puissante en Amérique du Nord. Une éolienne expérimentale a été installée aux îles en 1977, mais le projet ne fut pas très concluant. De plus, une tentative d'introduction d'un petit parc éolien à l'île d'Entrée a échoué en 2006. Le vent est une ressource considérable sur l'archipel. Il y a présentement un projet de 4 à 5 éoliennes qui est en branle, mais le défi est de jumeler l'éolien et les moteurs diesel. Le vent, n'étant pas une source constante, il faut bien savoir gérer le tout pour s'assurer d'un service adéquat.
Histoire
Les Îles-de-la-Madeleine furent initialement appelées par le peuple Micmac "Memquit", puis furent rebaptisées les "Araynes" par Jacques Cartier, ensuite les Îles Ramées, puis les Îles Madeleine, et finalement, les Îles-de-la-Madeleine, par François Doublet de Honfleur (concessionnaire des Îles), en l'honneur de sa femme, Madeleine Fontaine.
L'archipel est situé environ au centre du golfe du Saint-Laurent, trônant sur les hauts-fonds entre la péninsule gaspésienne et l'île du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse), à 82 km au nord de l'Île-du-Prince-Édouard et à 152 km à l'ouest-sud-ouest de Terre-Neuve.
Le territoire, anciennement très boisé, est maintenant l'objet de reboisement continu et est recouvert de forêts à près de 25 %. Il est aussi très dunaire, offrant près de 300 km de plages. Au sud de l'archipel se trouvent deux îles très différentes l'une de l'autre : l'île du Havre Aubert est la plus grande, la plus boisée et est habitée par des francophones. La seconde, l'île d'Entrée, habitée par des anglophones, est une petite île non reliée par les dunes, dominée par la plus haute colline (Big Hill) de l'archipel et dotée de quelques arbres seulement, réunis en un petit boisé.
Les îles de l'archipel sont principalement reliées par quatre longues dunes et deux ponts :
L'île du Havre Aubert,
L'île de la Grande Entrée,
L'île du Havre aux Maisons,
L'île du Cap aux Meules,
L'île aux Loups (où se trouve la localité de Pointe-aux-Loups),
La Grosse Île et
L'Île de l'Est, dite aussi Pointe de l'Est.
Le nombre exact d'îles est discutable : traditionnellement, l'Île de l'Est était comptée comme faisant partie de l'île de la Grande Entrée, les Madelinots énumérant "les" 6 îles reliées entre elles ; la liste ci-haut en compte 7, tandis que Nature Québec n'en compte que 5, regroupant la Grosse Île avec l'Île de l'Est et la Grande Entrée en une seule île3.
L'archipel comprend aussi, détachés du groupe principal,
L'île d'Entrée,
L'île Brion,
Les Rochers aux Oiseaux,
L'île du Corps-Mort
La MRC des Îles de la Madeleine est constituée de deux municipalités et de huit villages avec une population totale de 14 232 résidents.
Les habitants vivent à l'heure normale de l'Atlantique (HNA), comme ceux de l'extrême est de la basse Côte-Nord, c'est-à-dire une heure plus tard que dans le reste du Québec, qui vit à l'heure normale de l'Est (HNE). 713 naufrages ont été comptabilisés sur ces îles, dus à de fortes tempêtes et à ses hauts-fonds, ce qui donne aux Îles-de-la-Madeleine le triste titre du plus grand cimetière marin en Amérique du Nord. Le dernier naufrage à ce jour est celui du Nadine, qui coula le 16 décembre 1990, à quelques kilomètres des côtes. Le premier naufrage est celui du Essex, en 1741, au Corps-Mor
Oiseaux
Plus de 300 espèces ont été répertoriées aux Îles de la Madeleine, mais c'est approximativement 200 espèces d'oiseaux qui fréquentent annuellement l'archipel. Ces oiseaux possèdent différents statuts : nicheurs, migrateurs, résidents, espèces hivernantes et visiteurs. Les oiseaux marins, de rivage et la sauvagine représentent la majorité des espèces qui compose l'avifaune des Îles de la Madeleine. On peut également observer des rapaces et des passereaux.
Plusieurs des oiseaux nicheurs vivent en colonie: le Fou de bassan, la mouette tridactyle, le grand Héron, le cormoran à aigrettes, le guillemot à miroir, le macareux moine, le petit pingouin, etc. Le pluvier siffleur, une espèce en voie de disparition mondialement, niche seulement sur les plages des Îles-de-la-Madeleine, en ce qui concerne le Québec. Entre le 1er mai et le 15 août, il est recommandé d'éviter les aires de reproduction identifiées par des panneaux de signalisation. Deux autres espèces d'oiseaux fréquentant les Îles de la Madeleine, la sterne de Dougall et le grèbe esclavon, sont également sur la liste des espèces menacées.
Parmi les migrateurs se retrouvent fréquemment les oiseaux de rivages : les bécasseaux, les pluviers, les chevaliers, les Tournepierre, le courlis corlieu et la barge hudsonienne.
Quant aux résidents, ils sont peu nombreux. On compte environ 25 espèces, de la corneille d'Amérique, très répandue, au rare harfang des neiges. Notons enfin que le nombre d'individus et d'espèces atteint son maximum à la fin de l'été et au début de l'automne, quand les oiseaux migrateurs font leur halte dans l'archipel.
Insectes
Le milieu de l'archipel est constamment balayé par le vent et subit l'influence de différents courants du golfe. Ce qui y vit y demeure fragile et vulnérable devant l'érosion. Ce processus est accéléré par les changements climatiques et la diminution des glaces hivernales et de la banquise qu'ils provoquent. La destruction des glaces agit d'ailleurs directement sur la disponibilité des aires de reproduction pour les phoques.
Eau
Le service de l'Environnement du Canada surveille constamment la qualité bactériologique des eaux coquillières et des secteurs de plage sont ainsi fermés à la cueillette de mollusques parce qu'ils sont contaminés par les eaux usées des maisons environnantes. La qualité des secteurs est déterminée par la présence, dans les échantillons d'eau, de coliformes fécaux, qui sont causés par les pollutions résidentielles et agricoles. En 20076, 1700 maisons des îles ne seraient pas encore équipées correctement pour gérer leurs eaux usées; cette pollution menace également la nappe phréatique. L'eau potable est une autre ressource qui subit de fortes pressions sur le petit territoire des Îles : plus elle est drainée de sa nappe naturelle, plus cette dernière est vulnérable à l'invasion de l'eau salée, qui est définitive.
Les déversements accidentels ou volontaires d'hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent sont une autre source importante de pollution dans la région. Les oiseaux en sont les principales victimes, l'engluage les condamnant souvent à la mort par hypothermie. Une grosse partie de ces déversements est due aux navires qui se débarrassent illégalement de leurs huiles usées dans les eaux côtières du Canada. La région a subi aussi plusieurs déversements accidentels, dont celui, en mars 1970, de la barge Irving Whale, qui a libéré 30 tonnes de combustible de soute entre l'Île-du-Prince-Édouard et les îles de la Madeleine, après qu’un de ses panneaux se soit détaché pendant une tempête. La nappe a dérivé jusque dans une aire d’alimentation d'eiders, contaminant environ 5 000 oiseaux. Ce déversement a fait presque autant de dégâts que celui de l’Arrow, dont il ne représentait que 1 % de l’ampleur. Encore en 2006, on en retrouve des résidus qui ont été enfouis dans les dunes des Îles-de-la-Madeleine.
Sources d'Énergie
Les Îles-de-la-Madeleine sont alimentées par une centrale thermique fonctionnant avec des moteurs diesel. C'est la centrale de ce genre la plus puissante en Amérique du Nord. Une éolienne expérimentale a été installée aux îles en 1977, mais le projet ne fut pas très concluant. De plus, une tentative d'introduction d'un petit parc éolien à l'île d'Entrée a échoué en 2006. Le vent est une ressource considérable sur l'archipel. Il y a présentement un projet de 4 à 5 éoliennes qui est en branle, mais le défi est de jumeler l'éolien et les moteurs diesel. Le vent, n'étant pas une source constante, il faut bien savoir gérer le tout pour s'assurer d'un service adéquat.
Histoire
Les Îles-de-la-Madeleine furent initialement appelées par le peuple Micmac "Memquit", puis furent rebaptisées les "Araynes" par Jacques Cartier, ensuite les Îles Ramées, puis les Îles Madeleine, et finalement, les Îles-de-la-Madeleine, par François Doublet de Honfleur (concessionnaire des Îles), en l'honneur de sa femme, Madeleine Fontaine.
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