Le gouvernement Jeholet est le gouvernement de la Communauté française dirigé par le libéral Pierre-Yves Jeholet depuis le 17 septembre 2019. Mis en place suite aux élections régionales de 2019, ce gouvernement est composé d'une coalition arc-en-ciel (PS-MR-Ecolo). Ce gouvernement marque ainsi la fin de 15 années de pouvoir ininterrompu du cdH en Communauté française, ce dernier se retrouvant dans l'opposition pour la première fois depuis 2004 ; le MR est quant à lui de retour au pouvoir après avoir passé 15 ans dans l'opposition.
L'une des particularités de ce gouvernement est que les écologistes ne sont pas numériquement nécessaires pour obtenir une majorité, entraînant des doutes quant à la possibilité d'Ecolo de peser dans les décisions du gouvernement.
La présence de Pierre-Yves Jeholet à la tête de ce gouvernement a également surpris, Jeholet étant connu pour avoir déclaré qu'il souhaitait la disparition de la Communauté française
Retrait du cdH et du PTB
Les élections régionales de 2019 voient la défaite électorale du PS, du MR, de DéFI et du cdH (ce dernier n'étant plus que le cinquième parti de Wallonie et le sixième de Bruxelles) ainsi que la victoire d'Ecolo et du PTB. La nouvelle composition du Parlement de la Communauté française empêche la reconduction de la majorité du gouvernement Demotte III (PS-cdH). Le 5 juin, le cdH déclare qu'il restera dans l'opposition à tous les niveaux de pouvoir suite à ses mauvais résultats électoraux, réduisant les possibilités de coalitions2.
Les discussions menées pour former le nouveau gouvernement de la Communauté française se tiennent en parallèle de celles pour former le nouveau gouvernement wallon. Le PS étant le premier parti de Wallonie, c'est lui qui dirige les discussions pour former un nouveau gouvernement. Le premier choix des socialistes est de former une majorité "progressiste" constituée du PS, d'Ecolo et du PTB. Le PTB quitte cependant la table des négociations dès le 11 juin, considérant qu'il ne pourra pas obtenir la politique de rupture qu'il réclame avec le PS. Malgré les protestations des socialistes (ces derniers affirmant que les discussions n'ont même pas eu le temps de commencer et proposant à plusieurs reprises aux marxistes de revenir à la table des négociations), le PTB refusera de discuter à nouveau avec les négociateurs3.
La note "coquelicot"
Les retraits du cdH et du PTB mettent le PS dans une situation délicate : le MR, parti lourdement critiqué par les socialistes pour sa politique menée au gouvernement fédéral, est désormais rendu indispensable pour former une majorité. La bipartite PS-MR est alors la coalition numériquement la plus évidente, mais elle est très impopulaire4 , tandis qu'une tripartite PS-MR-Ecolo ne permet guère aux écologistes de peser sur les décisions, ces derniers n'étant pas nécessaires pour former une majorité5 .
Jean-Marc Nollet, co-président d'Ecolo, propose le 17 juin la mise en place d'une coalition "coquelicot", soit un gouvernement minoritaire composé en partie de personnalités issues de la société civile6 . Cette proposition, soutenue par le PS, est cependant assez vite critiquée par les trois autres partis, jugeant qu'un gouvernement minoritaire serait bien trop instable ; le cdH, en particulier, refuse de donner un soutien sans participation à un tel gouvernement, soutien pourtant espéré par Ecolo7 . La définition de la "société civile" évoquée par Jean-Marc Nollet fait également débat tant le terme reste vague8 .
Malgré le refus annoncé des trois autres partis de soutenir un gouvernement "coquelicot", le PS et Ecolo commencent leurs négociations le 24 juin. Après plusieurs jours de négociations, parmi lesquels les socialistes et les écologistes ont rencontré plus d'une centaine de personnalités de la société civile, une note "coquelicot" est présentée aux trois autres partis9 qui la rejettent aussitôt10,11,12, rendant impossible la mise en place d'un gouvernement minoritaire PS-Ecolo.
Vers une coalition arc-en-ciel
Le rejet de la note "coquelicot" force le PS et Ecolo à accepter la participation du MR aux négociations. Les négociations entre les trois partis commencent dès le 11 juillet13 et les discussions se basent sur la note "coquelicot" à laquelle les libéraux amèneront leurs idées14.
L'entrée des libéraux dans les négociations wallonnes et de la Communauté française pousse ces derniers à demander leur entrée dans la majorité du futur gouvernement bruxellois Vervoort III afin, selon eux, d'assurer une cohérence politique chez les francophones. Cela sera cependant refusé par les Bruxellois (ces derniers privilégiant DéFI au MR) dont les négociations sont sur le point d'aboutir, non sans entraîner des tensions au sein de la future majorité bruxelloise15.
Après deux mois de négociations, les négociations s'achèvent le 9 septembre. Le programme du nouveau gouvernement PS-MR-Ecolo est présenté à la presse dans l'après-midi16. La participation au gouvernement est validé par les militants des trois partis le 12 septembre. Un certain suspens était cependant de mise quant à la décision des militants d'Ecolo, ces derniers étant plutôt inquiets à l'idée de rentrer dans un gouvernement avec les libéraux et dans lequel les écologistes ne sont pas nécessaires17. La composition du nouveau gouvernement est peu à peu dévoilée dans le courant de la nuit. Pierre-Yves Jeholet est nommé ministre-président de la Communauté française ; ce choix a surpris, Jeholet ayant déclaré par le passé être favorable à la suppression de la Communauté française1
L'une des particularités de ce gouvernement est que les écologistes ne sont pas numériquement nécessaires pour obtenir une majorité, entraînant des doutes quant à la possibilité d'Ecolo de peser dans les décisions du gouvernement.
La présence de Pierre-Yves Jeholet à la tête de ce gouvernement a également surpris, Jeholet étant connu pour avoir déclaré qu'il souhaitait la disparition de la Communauté française
Retrait du cdH et du PTB
Les élections régionales de 2019 voient la défaite électorale du PS, du MR, de DéFI et du cdH (ce dernier n'étant plus que le cinquième parti de Wallonie et le sixième de Bruxelles) ainsi que la victoire d'Ecolo et du PTB. La nouvelle composition du Parlement de la Communauté française empêche la reconduction de la majorité du gouvernement Demotte III (PS-cdH). Le 5 juin, le cdH déclare qu'il restera dans l'opposition à tous les niveaux de pouvoir suite à ses mauvais résultats électoraux, réduisant les possibilités de coalitions2.
Les discussions menées pour former le nouveau gouvernement de la Communauté française se tiennent en parallèle de celles pour former le nouveau gouvernement wallon. Le PS étant le premier parti de Wallonie, c'est lui qui dirige les discussions pour former un nouveau gouvernement. Le premier choix des socialistes est de former une majorité "progressiste" constituée du PS, d'Ecolo et du PTB. Le PTB quitte cependant la table des négociations dès le 11 juin, considérant qu'il ne pourra pas obtenir la politique de rupture qu'il réclame avec le PS. Malgré les protestations des socialistes (ces derniers affirmant que les discussions n'ont même pas eu le temps de commencer et proposant à plusieurs reprises aux marxistes de revenir à la table des négociations), le PTB refusera de discuter à nouveau avec les négociateurs3.
La note "coquelicot"
Les retraits du cdH et du PTB mettent le PS dans une situation délicate : le MR, parti lourdement critiqué par les socialistes pour sa politique menée au gouvernement fédéral, est désormais rendu indispensable pour former une majorité. La bipartite PS-MR est alors la coalition numériquement la plus évidente, mais elle est très impopulaire4 , tandis qu'une tripartite PS-MR-Ecolo ne permet guère aux écologistes de peser sur les décisions, ces derniers n'étant pas nécessaires pour former une majorité5 .
Jean-Marc Nollet, co-président d'Ecolo, propose le 17 juin la mise en place d'une coalition "coquelicot", soit un gouvernement minoritaire composé en partie de personnalités issues de la société civile6 . Cette proposition, soutenue par le PS, est cependant assez vite critiquée par les trois autres partis, jugeant qu'un gouvernement minoritaire serait bien trop instable ; le cdH, en particulier, refuse de donner un soutien sans participation à un tel gouvernement, soutien pourtant espéré par Ecolo7 . La définition de la "société civile" évoquée par Jean-Marc Nollet fait également débat tant le terme reste vague8 .
Malgré le refus annoncé des trois autres partis de soutenir un gouvernement "coquelicot", le PS et Ecolo commencent leurs négociations le 24 juin. Après plusieurs jours de négociations, parmi lesquels les socialistes et les écologistes ont rencontré plus d'une centaine de personnalités de la société civile, une note "coquelicot" est présentée aux trois autres partis9 qui la rejettent aussitôt10,11,12, rendant impossible la mise en place d'un gouvernement minoritaire PS-Ecolo.
Vers une coalition arc-en-ciel
Le rejet de la note "coquelicot" force le PS et Ecolo à accepter la participation du MR aux négociations. Les négociations entre les trois partis commencent dès le 11 juillet13 et les discussions se basent sur la note "coquelicot" à laquelle les libéraux amèneront leurs idées14.
L'entrée des libéraux dans les négociations wallonnes et de la Communauté française pousse ces derniers à demander leur entrée dans la majorité du futur gouvernement bruxellois Vervoort III afin, selon eux, d'assurer une cohérence politique chez les francophones. Cela sera cependant refusé par les Bruxellois (ces derniers privilégiant DéFI au MR) dont les négociations sont sur le point d'aboutir, non sans entraîner des tensions au sein de la future majorité bruxelloise15.
Après deux mois de négociations, les négociations s'achèvent le 9 septembre. Le programme du nouveau gouvernement PS-MR-Ecolo est présenté à la presse dans l'après-midi16. La participation au gouvernement est validé par les militants des trois partis le 12 septembre. Un certain suspens était cependant de mise quant à la décision des militants d'Ecolo, ces derniers étant plutôt inquiets à l'idée de rentrer dans un gouvernement avec les libéraux et dans lequel les écologistes ne sont pas nécessaires17. La composition du nouveau gouvernement est peu à peu dévoilée dans le courant de la nuit. Pierre-Yves Jeholet est nommé ministre-président de la Communauté française ; ce choix a surpris, Jeholet ayant déclaré par le passé être favorable à la suppression de la Communauté française1
ليست هناك تعليقات:
إرسال تعليق